Traces des marchands de bois
employant des des voituriers "thiérachiens"

Marchands de bois ou de charbon de bois cités dans les actes des voituriers "thiérachiens" débardant le bois en forêt de Villefermoy

Blesson
1765 à 1768 AD77 1197 F 8

Bien que n'ayant pas de liens avec les voituriers de Villefermoy, ce document figure ici, car c'est le seul exemple suivi de comptes entre un marchand de bois et les Thiérachiens qu'il emploie: dans le journal de Paul Simon Charles Meneau, maître en chirurgie de la ville de Montargis, on trouve ses comptes médicaux, et, d'une autre écriture, des comptes d'un marchand de bois faisant travailler des Thiérachiens luxembourgeois en forêt de Montargis.
Le garde-vente ayant écrit: "M. Blesson a donné à Pascal un louis et moy huit boiseau davoine à seize sout le boiseau", le marchand de bois faisait partie de la belle-famille du chirurgien, décédé entre 1761 et 1767, date à laquelle sa veuve se remarie: 4 août 1767, paroisse Ste Madeleine de Montargis, mariage entre Marie Anne Blesson et Augustin Picard.
Il s'agit d'Antoine Blesson, lui même fils d'Anthoine Blesson, qualifié de marchand de bois à son mariage en 1700 à Villers Cotterêts où il décédera en 1753.

"Le 21° (25?) avril 1768, marché fait avec Nicolas Delime, Arnoux de Lesse, Jean Hadoux, Jacques Couvreux et Jacques Resselle tous voituriers en chariot du pays de Luxembourg pour la voiturent des bois de charpente des ventes de la forêt de Montargis ... et bois de cordes de la vente du Carteux...
Le bois de corde du Carteux restant dans laditte vente à trois livres dix sols la corde, et les bois de charpente à 18 livres le cent réduit et fourny
Et les bois de charpente des ventes du gascon Vallées Rondes, Marchais Blanc à 24 livres le cent aussy réduit et fourny ...
Surquoy je leur ay payé en a compte le somme de 36 livres
le premier may 1768 je leur ay payé acompte 36 livres, (total) 72 livres"

En plus de Nicolas Delime, Arnoux de Lesse, Jean Hadoux, Jacques Couvreux et Jacques Resselle, on trouve aussi cités dans les comptes du chirurgien- marchand de bois:
Lallemand, Mathieu Salpetier, Hubert (Lambert?) Rogié ou Roger, Jean Denis, Jean Trodou, Gilles Loupe, Georges Pascal, le père, l'épouse et le fils de Nicolas de Lime, quatre Goffinet: Jean, Jacques, Jacob et Gilles, Jean Mathieu, Jean Penet, Saint Georges, Mimi et "le garçon à Mimy".

Le marchand de bois payait les frais:
payé l'éclusier: 18 juin 1766: "donné pour le port de Lestre à Jean Martin l'éclusier 12 sols"
24 mai 1767: "Réglé et compté des feuilles de voiture faite par Mimy jusqu'audit jour... "

Il payait aussi la nourriture et l'entretien:
27 décembre 1766: "donné à Martin pour Nicolas de Lime pour dix boisseaux d'avoine à 18 sols le boisseau 9£"
29 mars 1767: "donné au père Nicolas huit boiseau de blée à 33 sols le boisseau"
18 juillet 1767: "donné à Nicolas de Lime 24 £ plus pour 18 boisseaux d'avoine à 16 sols: 14 £ 8 sols. Donné à George 30 £ plus vingt quatre boisseaux d'avoine.. 19£. Donné à Pascal 24 £ donné dix huit boisseaux d'avoine 14 £ 8 sols" le 16 août: "donné au maréchal de Sépois pour Mimi 6 £" le 29 août: "donné au maréchal de Cepoy pour Nicolas de Lime plus pour Mimy essieu 6 £" Le 22 décembre 1767: "donné au boulangé despois pour Mimy 24 £"

Compléments généalogiques: correspondance Internet, AD02 5Mi 0982 vue 217 & 5 Mi 093 vue 81
Antoine Blesson, époux de Anne Bailly (20 octobre 1735, Montargis), père d'Anne Marie Blesson ainsi que quatre filles et un fils). Fils d'un marchand de bois de Villers Cotterêts: Anthoine Blesson (né vers 1670, épouse le 16 février 1700 Barbe Camus, fille de serrurier, dispense de consanguinité AD02, 5Mi 0982 vue 217, puis Anne Drouin (Drouhin), marchand de bois, décède à Villers Cotterêts le 15 octobre 1753 AD02 5 Mi 0983 vue 81)
Marie Anne Blesson épouse Paul Simon Charles Meneau le 19 mai 1761 à Montargis puis Augustin Picard le 4 août 1767 à Montargis (famille de l'époux à Chalette sur Loing).

Voir Meneau.
Proche de Villers Cotterêts, voir les voituriers Thiérachiens Coupain, Leporcq, Bezy, Nicolas de la Change, Jean François Derivière

Champagne
François (Etienne ?) Gatien 1761/1805 44 ans

4 septembre 1800 / 17 fructidor an VIII
minutes du notaire Pinault, le Châtelet en Brie AD 77 227 E 104 n°176
Achat de terres par Etienne Gatien Champagne, marchand de bois à Montereau par Lazare Lange, cultivateur au Grippon: 7 ha 25 a 50 ca (17 arpents 20 perches) aux Trembles, la Chapelle Gauthier pour 1.000 francs.

29 juillet 1801 / 10 thermidor an IX
minutes du notaire Pinault, le Châtelet en Brie AD 77 227 E 105 f ° 186 & f ° 189
Achat de terres par Gatien Champagne, marchand de bois à Montereau :
à Jacques François Montaigu (Montaigne?): 3 hectares, 43 ares, 77 ca de prés aux Ecrennes.
à Jean Baptiste Bodson, 42 ares, 18 ca de prés à la Chapelle Gauthier, lieu dit Pré au Roy.

16 juin 1803 / 27 prairial an XI
minutes du notaire Baticle AD 77 273 E 28 f ° 174
Achat de deux maisons aux Trois Chevaux pour 2.800 francs.
Le 27 prairial an XI, vente par Jean Baptiste Colleau, fermier Vainbré, Jouy le Châtel & Françoise Michelle Legras, héritière d'Elisabeth Vendôme, sa mère, veuve en secondes noces de Laurent Maréchal (acte du 28 prairial an VIII chez le notaire Hardouin, Nangis)
à François Champagne, propriétaire à Montereau de deux maisons et 10 Ha de terres pour 2.800 francs.
"Une maison située au hameau des Trois Chevaux, contenant trois travées de bâtiments, le première sert de chauffouër, la seconde d'écurie, la troisième de grange, le tout couvert de thuilles, grenier régnant sur les deux premières travées, jardin derrière, cour devant, puits commun avec les voisins, item un clos devant ladite maison de l'autre côté de la ruë entouré d'hayes vives, tenant d'une part du levant à la forêt, du couchant, aux représentants de la veuve Maugis, du midy par le côté à un chemin et du nord à la maison ci- après.
Item, une autre maison située au même lieu et adjacente à la première contenante trois travées de bâtiments distribuée en maison où il y a cheminée et four, écurie, vacherie et grange, jardin derrière ladite maison qui est couverte de thuilles aussy cour commune et puits également commun tenant du levant par le jardin à la forêt, du couchant sur ladite cour commune, du midy par le côté à la première maison et du nord auxdits représentants de la veuve Maugis, item un clos entouré de hayes vives de l'autre côté de la ruë ...
Dix hectares 54 ares 50 centiares de terres labourables et prés, le tout sur le finage des Trois Chevaux."
Les maisons et les terres sont louées pour six années à partir du 13 pluviôse précédant la vente à Laurent Legras, fermier demeurant au Maupas moyennant 200 francs par an.
en présence d'Augustin Bachot, fermier, la Boullai ( la Boulaye), Jean Louis Roubault
Champagne: signe avec paraphe; Colleau: signature maladroite.
Le 8 octobre 1835, lettre au président du tribunal de première instance, Melun:
"dame Françoise Michelle Legras, veuve de Jean Baptiste Colleau, Rosay ... a l'honneur de vous exposer qu'elle a appris... que son mari avait vendu plusieurs immeubles à elle propres sans son autorisation et qu'elle n'eût pas paru dans l'acte..."

23 décembre 1803 / 1 nivôse an XII
minutes du notaire Baticle AD 77 273 E 28 f ° 77
Inventaire après décès de Louis Nicolas Dupin
"Du citoyen Champagne, marchand de bois à Montereau... pour charrois de bois savoir quatorze cordes de grands bois rendus au port de Barbeau à raison de quatorze francs la corde et dix huit pièces de bois de charpente à raison de 60 francs le cent, que sur cette somme, ledit Dupin reçu du citoyen Magnian garde vente du citoyen Champagne 30 francs et 20 francs remis par ledit Magnian pendant la maladie dudit Dupin reste à payer 133 F"

22 mai 1806 minutes du notaire Tartarin AD 77 273 E 31
Acte: vente aux enchères de la maison Pupin achetée par François Marie Thomas.
Description de bâtiments aux Trois Chevaux.
"Une maison consistante en un chaufoir où il y a four et cheminée située aux Trois Chevaux, commune de ladite Chapelle Gauthier grenier audessus de ladite maison; à côté d’ycelle une petite grange d’une travée et demie environ dont il y a une étable dedans (mention marginale: dans laquelle il y a une étable) séparée par un cloisonnage de ladite grange couverte en paille et la maison en thuiles cour devant lesdists Bâtimens tenant du levant à la maison du Sieur Champagne au lieu de Colleau à cause de le Gras sa femme, du couchant à un enclos appartenant audit sieur Champagne du midy à cause de la cour à un chemin d'aisance et au nord au jardin cy après parlé. Plus un jardin derrière lesdits Bâtimens entouré de hayes vives et sèches tenant du Levant et couchant au Sieur Champagne, du midy sur les bâtimens cy dessus énoncés et du nord à une pièce de terre du Sieur Guillaume de Cherrois, plus un autre jardin qui est de l’autre côté entouré de hayes vives et sèches, tenant du nord au chemin d'aisance, du midy aux terres du Sieur Champagne, du Levant et couchant audit Sieur Champagne …

1829 Essais historiques, statistiques sur le département de Seine et Marne, Michelin
"La ferme de la Boullaye appartient à M. Champagne, celle du Maupas à MM Legras et Brulé, celle des Trois Chevaux à MM Champagne et Legras, celle de Maupertuis à M. Marcelat, celle des Sausseux à M. de Pleyel; et celle de la Maison Blanche à M. Begué.
Au hameau de Grandvilliers, proche la forêt de Villefermoy, est un château dont M. le marquis de Chasseloup- Laubat est propriétaire, ainsi que du moulin à vent appelé la Grande Tour...
le moulin à vent dit la Bistouri, appartient à madame veuve Jug."

Compléments généalogiques 

François Gatien Champagne
né le 20 décembre 1761 à Montereau
mort le 27 prairial an XIII , 16 juin 1805 à Montereau (5 Mi 7668 p 427)
marchand de bois, seigneur de la Briolle, conseiller du Roi, grenetier du Grenier à sel de Montereau

fils de Simon Joseph Champagne,
né en le 17 septembre 1715 à Cannes Ecluse,
mort le 18 novembre 1786 à Montereau saint Maurice, négociant, boucher à Montereau
marié avec Marie Madeleine Legrand d'où
Joseph Guy Marie 1752 boucher à Meaux
Claude André 1754 marchand de draps à Paris
Marie Marguerite Madeleine 1757
Marie Anne Josèphe 1757
Marguerite Gabrielle Colombe 1759

note de amelleh sur Geneanet à propos de Simon Joseph Champagne:
Membre du Conseil de l'Hôtel de Ville, marguilier de la paroisse Saint Loup. Il possédait des terres importantes à Tavers et une grande partie de la forêt de Valence en Brie. Il acquit le domaine de Coutençon sur lequel se trouvait la ferme de la Briolle, ancien château fortifié à présent détruit dont le nom fut adopté par la descendance. La famille Champagne, vraisemblablement originaire de la province dont elle portait le nom est connue comme établie d'ancienne date à Montereau où ses représentants exercèrent d'abord le commerce puis achetèrent des charges. Devise : firmus in spe. Armes : d'hermine semé de lis, au chef d'azur chargé de deux croix treflées d'or.

A noter à Tavers, commune de la Grande Paroisse, un lieu-dit "la Tirache" qui évoque les transporteurs de bois thiérachiens.
La ferme de la Briolle a disparu, ne restent en forêt de Saint Germain que "carrefour de la Briolle" et "route de la Briolle"

Simon Joseph Champagne fut témoin au mariage en 1769 de Pierre Nicolas Préau, marchand de bois et futur maire de Montereau, voir sa fiche (témoin au mariage en 1779 de Félicité Préau et Germain Emile Colleau, chirurgien : y a-t'il un lien avec Jean Baptiste Colleau, fermier à Vimbré de Jouy le Châtel et propriétaire aux Trois Chevaux, comme François Gatien Champagne)

Marié le 1° mai 1789 à Chartres avec Caroline Victoire Louise Dufour
fille de Joseph Dufour, receveur des domaines et Anne Madeleine Elisabeth Laurenceau

Enfants :
Charles François Joseph Champagne, le 29 octobre 1791, (5 Mi 7647 vue 41) témoins : Joseph Dufour, le grand père maternel, "receveur des domaines à Chartres en Beauce y demeurant représenté par Charles Louis Alexandre Blondel, cousin germain paternel, meunier demeurant en cette ville." & Marie Madeleine Legrand, "ayeule paternelle de l'enfant veuve de Simon Joseph Champagne."
certainement décédé en bas âge puisque le même prénom a été donné à :
Charles François Champagne de la Briolle né le 16 avril 1793 à Montereau saint Nicolas (5 Mi 7647 vue 115), témoins du baptême : un "juge de paix de la ville et les faubourgs de Montereau" et un receveur des droits
décédé en 1872, conseiller municipal de Montereau, marié le 31 mai 1834 avec Caroline Louise Berthe Dupérier Dumouriez, d'où six enfants.

Colinet
Nicolas Denys

Marchand de bois pour la provision de Paris, adjudicataire des ventes ordinaires et extraordinaires de la forêt de Crécy

Code rural, ou Maximes et réglements concernant les biens de campagne ... De Antoine Gaspard Boucher d'Argis pp 698 à 701
Sentence, qui maintient les Voituriers dans l'usage du Paccage, Du 23 Août 1753

A tous ceux qui ces présentes Lettres verront: LOUIS-BAZILE DE BERNAGE, Chevalier, Seigneur de Saint Maurice, Vaux, Chassy, & autres lieux, Conseiller d'Etat ordinaire, Grand- Croix de l'Ordre Royal & Militaire de Saint Louis, Prevôt des Marchands, & les Echevins de la Ville de Paris. SALUT.
Sçavoir, faisons: Que vû au Bureau de la Ville de Paris la Requête à Nous présentée par Nicolas- Denys Colinet, Marchand de Bois, pour la provision de Paris, Adjudicataire des Ventes ordinaires & extraordinaires de la Forêt de Crécy contenant que de tous tems, pour la vuidange des bois & le transport sur les Ports, les Marchands Adjudicataires dans les Forêts du Roi & Bois appartenant aux Eccléfiastiques & Seigneurs, se font servis de Voituriers vulgairement nommés Thierachiens ; sans le secours desquels il seroit impossible de faire parvenir en la Ville de Paris les Bois qui y font destinés. De tous tems aussi, sans aucune contradiction, ces Voituriers ont fait paccager leurs Chevaux & Bœufs dans les Pâtures, Chaumes, Prez fauchés, & Bruyeres, après la récolte des grains, ce qui, à ce moyen les met à portée de n'exiger les salaires de leurs Voitures qu'à des Prix qui puissent cadrer avec la valeur des Marchandises, eu égard à la taxe qui en est par Nous faite en cette Ville. En l'année dernière, quelques Particuliers des environs de la Ville de Château-Thierry, ayant voulu interrompre cet usage, le Bureau, toujours attentif à maintenir ce qui facilite & procure l'approvisionnement de la Ville de Paris, a rendu, sur les Conclusions du Procureur du Roy & de la Ville, le vingt deux Juillet mil sept cent cinquante-deux, Sentence, par laquelle en faisant main- levée de saisies que quelques Particuliers avoient fait faire des Harnois & Chevaux appartenant à des Voituriers, a ordonné que lesdits Voituriers continueroient de voiturer des Ventes au Port les Bois & Charbons qui y étoient destinés, & pareillement qu'ils continueroient de faire paccager leurs Chevaux & Bœufs dans les Pâtures, Chaumes, Prez fauchés & Terres, après la Récolte, conformément à l'ancien usage ; fait deffenses à tous Particuliers de troubler les Voituriers dans lesdits Paturages; & ausdits Voituriers de causer dommage dans les héritages en valeur. Quoique ces Sentences ayant été rendues publiques par les Affiches qui en ont été faites, le Suppliant vient de recevoir avis qu'à l'instigation de quelques Particuliers qui ne se manifestent point, l'on a entrepris d'empêcher les Voituriers occupés au transport des Bois du Roi, qu'exploite le Suppliant en la Forêt de Crecy, de manière que ces Voituriers veulent abandonner l'ouvrage, ce qui serait constamment un tort des plus marqué au Suppliant , mais de plus priverait la provision de Paris d'une quantité considérable de Bois & Charbons qui, surtout dans la circonstance de l'extrême bassesse d'eau en Riviere, fait une ressource pour cette provision, eu égard à la proximité. Ce procédé est d'autant plus irrégulier, qu'il paroît que l'on agit par voix d'autorité, voix inconnue en France, & d'ailleurs contraire aux Jugemens en forme de Règlement rendus par le Bureau en de pareilles circonstances. Le Suppliant intéressé à prévenir la désertion de ces Voituners a recours à notre autorité pour lui être sur ce pourvu; Pour quoi requeroit qu'il nous plût ordonner que nos Sentences des vingt-deux Juillet, premier Août mil sept cent cinquante-deux, & vingt- trois Juillet dernier seront exécutées selon leur forme & teneur; en conséquence maintenir provisoirement les Voituriers occupés au transport des Bois & Charbons pour la provision de Paris, dans l'usage ancien de faire paccager leurs Chevaux & Bœufs dans les Pâtures, Prez fauchés, Bruyeres & Chaumieres; faire défenses à toutes personnes de quelque état & condition qu'elles soient de les troubler dans ledit Pâturage, sous quelque prétexte & occasion que ce puisse être; & pareillement défenses ausdits Voituriers de causer dommage dans les Prez non fauchés & Terres emblavées; & en cas de contravention à nos Sentences & Ordonnances, & où il seroit fait arrêt des Chevaux, Bœufs & Harnois appartenans ausdits Voituriers; ordonner provisoirement & à la première signification des présentes, que lesdits Chevaux, Bœufs & Harnois seront rendus ausdits Voituriers, à quoi faire les Saisissans & tous autres dépositaires contraints par corps; mander aux sieurs Officiers de Maréchaussées de donner main-forte & tenir la main à l'exécution de nos Sentences & Ordonnances, & que ces présentes feront imprimées, lûes, publiées & affichées partout où besoin sera, & lui permettre de faire assigner les Contrevenans pardevant Nous en condamnation de dommages & intérêts, & autres Conclusions qui feront avisées.
Ladite Requête signée, COLINET, & CHARON, Procureur en ce Bureau … etc.

Marchands de bois
à Fontainebleau

Papiers d'érudits, archives Goubeaut AD77 118 F 3

1740 Gilles Gournay, marchand de bois pour le provision de Paris, achète des terres au lieu dit l'Ortie à Fontainebleau, à Guillaume Launoy, voiturier par terre

1732/1750 Dominique Payen, marchand de bois et plâtrier

1739 Charles Pillé, marchand de bois pour le provision de Paris, achète des terres au lieu dit l'Ortie à Fontainebleau, rue Neuve St Mery à Jacques Bidault

Labarre
Antoine, dit Maurice
Fils de compagnon marinier, marinier sur l'Yonne puis marchand de bois et bourgeois de Paris, propriétaire du château de Bois Louis au Châtelet en Brie, père d'Etienne Labarre, marchand de bois.

1706
Naissance présumée d'Antoine Labarre

27 janvier 1728
Registre paroissial de Villeneuve sur Yonne, paroisse Notre Dame, AD89 BMS 1723-1730 p 169
Mariage d'Antoine Labarre, fils de Maurice Labarre et Marie Sommier. Ledit Antoine, âgé de 22 ans, a le "consentement de son dit père absent et indisposé en présence et assisté de sa dite mère. Antoine et Marie Anne Pichot son parrain et sa marraine". Ses parents Maurice Labarre et Marie Sommier se sont mariés à Villeneuve (S/Yonne) le 12 mai 1702
avec Madeleine Roy, de cette paroisse, âgée 25 ans (environ), domestique chez le sieur Leblanc (présent et qui signe). Le prénom de son père semble être Thomas (mais sans entière certitude). Sa mère est Aline Pepin.

 

Relevé et notes de M. JF Picot, que je remercie encore:
Il n’y a pas de relevé de mariage Roy / Pepin dans l’Yonne mais je pense que les parents de l’épouse se sont mariés à Bussy le Repos (6 km de Villeneuve) le 20 novembr e 1691 (je n’ai pas été voir l’acte). Car ce 20 novembre 1691 se marie Thomas Rouet (prononciation de Roy à cette époque du Rouè de France Louis le quatorziesme) avec Anne Pepin. (Anne ou Aline ??? voir la graphie de l’acte de mariage)

15 avril 1755
Registres paroissiaux de Bussy le Repos, Yonne, AD89 5 Mi 187/3 page 40 et 5 Mi 187/6 p 59
Mariage d'Antoine Labar et de Marie Marguerite Rolin
L'an mil sept cent cinquante cinq le quinzième jour du mois d'avril après avoir publié les bans à trois de dimanches ou fêtes consécutives à la messe de parroisse entre Antoine Labar marinier veuf de défunte Madeleine Leroy de la parroisse de Villeneuve Leroy, comme il const. par le certificat des bans et Marie Marguerite Rolin veuve de défunt Pierre Pathier laboureur de cette paroisse sans qu'il ait eû aucune opposition ou empêchement, j'ai, curé de Bussy le Repos, reçû d'eux la promesse et consentement de mariage, et fait les cérémonies accoutumées et célébré le mariage dans l'église de ma parroisse en présence des témoins, ci dessous nommé Antoine Labar fils du marié, Pierre Leroy, Jacques Roulin frère de la mariée, Pierre Leroy, les deux rois père et fils ont déclaré ne sçavoir signer de ce requis.
signatures (d'après les deux versions du document): Mstre Maurice (pseudonyme d'Antoine Labarre), Jacque Roulin, Marie ou Merrie La Barre (Antoine fils?), Marie Roulin, Marianne Roulin, Marie Jeanne Noudin, Aymable Pierre Pathierre, Allegier, curé.

 

Attention à la confusion entre Bussy le Repos dans l'Yonne, limitrophe de Villeneuve sur Yonne, et une commune de même nom dans la Marne. A Bussy le Repos, on trouve des Labarre, Labar, La Barre, Delabarre...

D'après un arbre sur Geneanet, Antoine Labarre aurait été témoin au mariage de sa future épouse, Marie Marguerite Rollin, alors âgée de 28 ans, avec Pierre Pathier, le 24 septembre 1742, à Villeneuve sur Yonne, paroisse St Laurent de Villefolle. 1733/1747 pages 83 et 84/128, ce qui ne se retrouve pas dans l'acte . D'où la nécessité de vérifier chaque arbre proposé.


1761 & 1767 "Notice historique sur le Châtelet en Brie" rédigée de 1930 à 1953 par le curé Paul Alfred Péricart p 138...
Achat et vente du domaine de Bois Louis par le père d'Etienne Labarre (voir sa fiche)
Le 31 décembre 1761, le fief est cédé par demoiselle Catherine-Elisabeth Tirmoy au sieur Antoine Labarre, dit Maurice, marchand bourgeois de Paris. Le 20 août 1767, le Bois Louis est de nouveau vendu, par Antoine Labarre, à haut et puissant seigneur messire François-Ferdinand, comte de Launoir de Wannes, colonel au corps des Grenadiers de France, habitant Paris, hôtel de Vallois, et au château de Surville à Montereau.

 

Note: dans la Notice Historique sur le Châtelet en Brie, ed 2006, on lit: "Antoine Labarre, dit Maurice Marchand, bourgeois de Paris", au lieu de "Antoine Labarre, dit Maurice, marchand bourgeois de Paris", une petite virgule qui change tout et m'a induit en erreur pendant quelque temps.

12 novembre 1761 Base Arno Fonds : MC Cote : ET/LXXXIX/601 Nature : vente Numéro : 52912
Transaction entre Jérôme Lepère (père), voiturier par eau de Corbeil et Antoine Labarre, dit Maurice, marchand de bois, paroisse Saint Paul, Paris concernant trois bateaux de charbon (de bois)

24 novembre 1761
Base Arno Fonds : MC Cote : ET/CII/412 Nature : société, cession d'intérêts Numéro: 65453
Cession d'intérêts concernant une société de commerce de charbon, entre,
d'une part: Matthieu Fagnier, marchand joaillier, Paroisse Saint-Barthelemy, Paris; Pierre Birot, bourgeois, Paroisse Saint-Eustache; les héritiers de François Antoine Gaudreau, ébéniste du roi et, d'autre part: Antoine Labarre, dit Maurice, marchand de bois, paroisse Saint Paul.

15 février 1763
Registre paroissial de Villeneuve sur Yonne, paroisse Notre Dame, AD89 BMS 1758/1766 p 168
Mariage d'Antoine Labarre et Renée Delaporte
"Antoine Labarre marinier âgé d'environ 58 ans veuf de Marie Roulin et René(e) de la Porte âgée d'environ 58 ans, de la paroisse de Villeneuve la Guyard veuve de Hubert Gateau en présence de Jean Barbarat (signe) cousin de l'époux, de Sébastien Roy (signe) son neveu, de Charles Grenet son amy (signe avec paraphe; ami et beau frère), de Sébastien Tillot (signe) petit fils de l'épouse de Jean Tissiser et d'autres parens et amis"

 

Elisabeth Renée Delaporte, née le 8 avril 1699 à Villeneuve la Guyard, mariée le 6 juillet 1723 à Villeneuve la Guyard avec Hubert Gâteau 1676/1755, pâtissier cabaretier
Sébastien Tillot: fils de Sébastien Joseph Tillot et Marie Jeanne Gâteau
http://gw.geneanet.org/hamon22?n=delaporte&oc=&p=elisabeth%20renee
http://gw.geneanet.org/fbrandli1?lang=fr&p=hubert&n=gateau&oc=2
Charles Grenet, épouse Pierrette Garrault le 21 février 1732 à Villeneuve sur Yonne, Notre Dame.
http://gw.geneanet.org/bbechereau?n=grenet&oc=&p=charles
Charles Grenet, épouse Marie Jeanne Roy le 31 mai 1763 à Villeneuve sur Yonne, Notre Dame, fille de Pierre Roy et Marie Labarre, soeur de Maurice.

17 septembre 1770
Faïenciers, 1736-1799 (954 actes), par Charles-Henri Lerch; notaires de Paris, guides thématiques du Minutier
Marché de fournitures de bois de bouleaux et de trembles entre Adrien-Pierre Mignon, entrepreneur de la manufacture royale des terres d'Angleterre au Pont-aux-Choux, au coin de la rue Saint-Sébastien, y demeurant, et Antoine Labarre, marchand de bois, rue Saint-Antoine, paroisse Saint-Paul, dont ils se désistent le 2 mars 1771.

 

Adrien Pierre Mignon est un chef d'entreprise français, d'abord marchand de bois, puis cofondateur associé à la Manufacture de Pont-aux-Choux, faïencerie rue de Charenton, transférée à l'angle de la rue Amelot et rue Saint-Sébastien, décédé à Paris en 1788.
La Manufacture de Pont-aux-Choux est une manufacture française de faïence fine et de porcelaine, créée en 1743 rue de Charenton, transférée en 1749 sur la contrescarpe en face de la rue du Pont-aux-Choux, fermée en 1788, après 53 ans d'existence... Wikipedia, voir les articles:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Adrien_Pierre_Mignon
http://fr.wikipedia.org/wiki/Manufacture_de_Pont-aux-Choux
Ne figure pas sur le plan de Turgot réalisé entre 1734 et 1739.

Résumé: Antoine Labarre, dit Maurice

Maurice Labarre, père d'Antoine Labarre: né vers 1659, mort avant 1729, compagnon marinier, mère: Marie Sommier
Maurice Labarre épouse en premières noces Anne Fontaine, le 10 février 1687 à Villeneuve sur Yonne
Epouse en secondes noces Edmée Pacquerault, le 29 octobre 1695 à Villeneuve sur Yonne, paroisse Notre Dame. vue 100/139
Epouse en troisièmes noces à Villeneuve sur Yonne, le 12 mai 1702, Marie Sommier née en 1676.

Enfants de Maurice:
avec Edmée Pecquerault:
Anne Labarre qui épouse Louis Courtault le 8 janvier 1729 à Villeneuve sur Yonne, paroisse Notre Dame. En présence d'Antoine et Marie Labarre, frère et soeur et de Marie Sommier, belle mère. Pas de signature d'Antoine Labarre ou Maurice. AD89 Registre paroissial Villeneuve le Roi (sur Yonne) Notre Dame, 1723/1730 pages 201 et 202
avec Marie Sommier:
Antoine, né vers 1706
Marie née vers 1708, épouse Pierre Roy le 24 janvier 1736 à Villeneuve sur Yonne, paroisse Notre Dame.
Louis Labarre, épouse Jeanne Chiquet le 9 mars 1734, AD 89 Villeneuve sur Yonne, Notre Dame, 1731/1736 vue 93/168 d'où Louis Labarre.

Antoine Labarre
Naissance vers 1706.
Antoine Labarre épouse en premières noces Madeleine Roy, le 27 janvier 1728 à Villeneuve sur Yonne, paroisse Notre Dame.
Epouse en secondes noces Marie Marguerite Rolin ou Roulin, le 15 avril 1755 à Bussy le Repos, fille de Jacques Roulin et de Marie Nicole Froidfond, veuve de Pierre Pathier avec qui elle avait eu quatre enfants (mariage Roulin/Pathier le 24 septembre 1742 à Villeneuve sur Yonne).
Epouse en troisièmes noces Renée Delaporte, le 15 février 1763 à Villeneuve sur Yonne, paroisse Notre Dame.

Enfants d'Antoine Labarre
Etienne Labarre, né le 4 février 1756 à Villeneuve sur Yonne paroisse Notre Dame, fils de Marie Rollin.

Fils de compagnon marinier, marinier (flottage de bois?) puis marchand de bois et de charbon (de bois?), père d'Etienne Labarre (voir plus loin)
Signe "Maurice", du prénom de son père, bien que les actes ne fassent mention que de son identité officielle "Antoine Labarre", connu sous ce surnom.
Achète le château de Bois Louis au Châtelet en Brie en 1761 qu'il revend en 1767.
Est qualifié de "bourgeois de Paris", réside rue Saint-Antoine, paroisse Saint-Paul.
Traces de ses activités de marchand de bois et charbon (de bois) à Paris de 1761 à 1771.

Décès
L'acte de décès n'a pas été retrouvé.
1782 ? En suivant l'hypothèse que son fils Etienne revient en métropole en 1783 pour succéder à son père, on pourrait faire remonter le décès d'Antoine à 1782: Etienne Labarre régularise sa situation familiale en janvier 1783, certainement en prévision de son retour en métropole qui eut lieu en juillet 1783; en tenant compte du délai entre un éventuel décès et l'arrivée de l'information en Martinique.
ou mars 1790 ? Journal de Paris n°80 du dimanche 21 mars 1790
Décès d'un Antoine Labarre, bien que l'adresse ne corresponde pas à celle qu'il habitait, vingt ans auparavant. "Extrait des registre des scellés apposés dans la ville & faubourgs de Paris, après décès...
Du sieur Antoine Labarre, ancien Négociant, rue du Faubourg St Martin et par suite rue Saint Denis."

Labarre
Labarre de Bois Louis, Labar, La Barre, de la Barre...
Etienne

Etienne

Fils d'Antoine Labarre, dit Maurice, qui fut marinier puis marchand de bois.
Huissier à la Martinique; châtelain, administrateur du département sous la Révolution, juge de paix et marchand de bois au Châtelet en Brie; "bourgeois de Paris"

4 février 1756 AD 89 Registre paroissial de Villeneuve sur Yonne, paroisse Notre Dame p 172
Baptême d'Etienne la bare
"Le 4 février 1756 a été baptisé par nous vicaire soussigné Etienne né de ce jour du légitime mariage d'Anthoine La Bare marinier et de Marie Roulain son épouse de cette paroisse; le parain le Sieur Etienne Boulard de Château Feuillet; la maraine demoiselle Françoise Boulard qui ont signé avec nous.
F. Boulard / Boullard de Châteaufeuillet"

Châteaufeuillé, lieu dit au sud de Valprofonde, hameau de Villeneuve sur Yonne, sur carte IGN; traces d'un parc sur la carte de Cassini.
En 1783, sur le rôle d'embarquement du brigantin qui le ramène des Antilles en métropole, il est signalé: Etienne Labarre, né à Paris, âge déclaré: 28 et 27 ans

1761 à 1767
Son père, Antoine Labarre, dit Maurice, est propriétaire du manoir de Bois Louis, au Châtelet en Brie.

19 juillet 1774 Archives nationales d'Outre-mer Registre paroissial de Sainte Marie, 1774 page 4
Mariage de Jean Joseph Barret avec Rose Chevalier à Sainte Marie, Martinique. L'époux est "Trésorier de la bourse commune des huissiers de la juridiction de la Trinité et y demeurant", fils d'un "receveur des droits et poids de ladite ville". Etienne Labarre et Simon Boutin sont témoins, ainsi que René Marchand, négociant, Jean Baptiste Duran, "tous quatre résidens à la Trinité".

Sur le site des Archives nationales d'Outre-mer (ANOM) les actes de la Trinité se trouvent bizarrement séparés : les tables décennales sont à chercher à "la Trinité" alors que les registres figurent à "Trinité".

5 juin 1775 Archives nationales d'Outre-mer Registre paroissial de la Trinité, 1775 p 5
Mariage à la Trinité, Martinique, de Simon Boutin, "huissier au Conseil souverain et en la juridiction de la Trinité, natif de Duras diocèse d'Agen, majeur d'âge, fils du sieur Boutin maître en chirurgie audit bourg de Duras et de dame Marie Chalon, avec Marie Victoire Lefèvre, fille mineure du sieur Gabriel Lefèvre, marchand en cedit bourg et de Marie Françoise Gouraud".
Signatures (ne figurent pas sur ce registre) : S Boutin, Victoire Lefèvre, Gouraud, Lefèvre, Lefèvre fils, Catherine Lefèvre, Duran, Labarre, Bigé, Barrès, Noël, et frère Jean François Cordier.

Marie Victoire Lefèvre est la soeur de la (future?) concubine d'Etienne Labarre.

14 juin 1778
Naissance illégitime de Pierre François Labarre, voir janvier 1783. Conception vers octobre 1777 avec Elisabeth Lefèvre, de la Trinité; présence probable d'Etienne Labarre dans cette ville (ou à St Pierre) à cette époque.

15 octobre 1780
Naissance illégitime de Magdeleine Thérèse Labarre, voir janvier 1783

1° mars 1781
Archives nationales d'Outre-mer Registre paroissial de Saint Pierre le Fort, 1781 page 7
Baptême de Marie Adélaïde Boutin, née un an auparavant, le 9 février 1780, du légitime mariage de Simon Boutin, huissier, et de Marie Victoire Lefèvre. Etienne Labarre en est parrain; il est qualifié de "aussy huissier à conseille de cette île et en la sénéchaussée de ce bourg". La marraine est "Demoiselle Marie Boutin, soeur du dit anfans"

Marie Adélaïde Boutin est née le 9 février 1780 et baptisée un an plus tard, alors que ses parents sont légitimement mariés depuis le 5 juin 1775. Reste à savoir pourquoi. Si le baptême tardif des enfants Labarre (et un mariage à retrouver) se justifient par un retour en métropole, rien n'explique le baptême tardif de Marie Adélaïde.

10 octobre 1782
Naissance illégitime de Catherine Rachel Labarre, voir janvier 1783

Janvier 1783
Archives nationales d'Outre-mer Saint Pierre le Mouillage; table décennale sur le registre 1778 p 12, et Registre paroissial 1783 pp 2,3,4
Baptême des trois enfants illégitimes d'Etienne Labarre et Elisabeth Lefèvre à Saint Pierre de la Martinique, au Mouillage (autre registre à St Pierre le Fort, registres réunis à "Saint Pierre" en 1832).

Le registre 1778 commence par une table décennale des actes, à la page 12 figurent pour l'année 1783: Labarre P.re François B(aptême) 1; Labarre Cath. Rachel B2, Labarre Magd. Thérèse B3

Le onze janvier (1783) j'ai batisé Pierre François né le quatorze juin mille sept cent soixante dix huit, illégitime de de(moiselle) Marie Elisabeth Lefèvre native de la paroisse de la Trinité et résidant sur ce lieu, et de Sr Etienne Labarre qui nous a prié et authorisé par un billet en datte de ce jour et signé de lui, de batiser sur son nom l'enfant ci dessus. Le parrein a été Sr Pierre Guys, la marreine de(moiselle) Marie Françoise Dieudoné (Dieudonné) qui ont signé avec moi, le père étant absent.

L'expression "native de la paroisse de la Trinité et résidant sur ce lieu" prête à confusion car "ce lieu" peut désigner la Trinité, précédemment citée ou St Pierre où se déroule la cérémonie.

Correspondance Alexandre Blondet:
Les Guys et les Dieudonné étaient des familles alliées, et Joseph Guys fut fournisseur privilégié de l'administration de la Martinique, touchant une commission sur toutes les fournitures, entre 1765 et 1783, et il se retira à Marseille après cette date (ANOM).
Les Vessiny sont une famille de marins et commerçants Corses, implantés à St-Pierre vers 1765 et semblant s'être transportés à la Trinidad Espagnole, comme de nombreux commerçants Martiniquais et de la Grenade fatigués de l'administration française, après l'adoption de la cédule de colonisation de 1784. Une autre famille proche des Milly, les Begorrat, fit de même avec une certaine réussite.


Le quatorze janvier (1783) a été batisée Catherine Rachel née le dix octobre dernier (1782), illégitime de de(moiselle) Marie Elisabeth Lefèvre native de la paroisse de la Trinité et résidant sur ce lieu, et de Sr Etienne Labarre qui nous a prié et authorisé par un billet en datte de ce jour et signé de lui, de batiser sur son nom l'enfant ci dessus. Le parrein a été Sr Denis, la marreine Dame Seguin Loustalet qui ont signé avec moi, le père étant absent.

Le dix huit janvier (1783) j'ai batisé Magdeleine Thérèse née le quinze octobre mille sept cent quatre vingt, illégitime de de(moiselle) Marie Elisabeth Lefèvre native de la paroisse de la Trinité et résidant sur ce lieu, et de Sr Etienne Labarre qui nous a prié et authorisé par un billet en datte de ce jour et signé de lui, de batiser sur son nom l'enfant ci dessus. Le parrein a été Jean Vessigny (Vessiny) , la marreine de(moiselle) Magdelaine Vessigny qui ont signé avec moi, le père étant absent.

Le père n'assiste pas aux baptêmes de ses trois enfants nés hors mariage, en janvier 1783 qui ont lieu -ou du moins sont retranscrits- à plusieurs jours d'intervalle. Les enfants ont quelques mois, trois et cinq ans. Il est probable qu'Etienne Labarre a voulu leur donner un état civil avant de revenir en France, ce qu'il fit en juin/juillet de cette même année 1783.

Juin juillet 1783 doc: Association généalogique du Havre et de Seine Maritime, source non précisée

Traversée de la Martinique au Havre pour Etienne Labarre et sa famille.
Juin 1783, embarquement de la Martinique jusqu'à Pointe à Pitre en Guadeloupe sur le navire Victoire, débarquement le 9 juin 1783:
Etienne Labarre, 28 ans, né à Paris de feu Antoine Labarre et de feue Roulin, référence 18229; accompagné de Marie Elisabeth Lefèvre, née à la Martinique, épouse Labarre, référence 20494; et leurs enfants. Ils sont accompagnés de Pierre Guys, parrain de Pierre François.
Ils embarquent ensuite sur le brigantin Joseph Second, venant de St Domingue et débarquent au Havre le 11 juillet 1783:
Etienne Labarre, 27 ans, né à Paris de feu Antoine Labarre et de Adélaïde Marguerite Rolin, référence 18038; accompagné de Marie Elisabeth Lefèvre, 27 ans, pas de lieu de naissance; fille de Claude Lefèvre et de Françoise Marie Gervrot, sur le navire Joseph Lecourd, référence 19524

Des erreurs de retranscription évidentes (Joseph Lecourd pour Joseph Second) ont donné à penser que le nom de la mère d'Elisabeth Lefèvre avait été mal retranscrit. Il s'agit en fait de Françoise Marie Gouraud; le prénom de baptême de son père n'était pas Claude, mais Gabriel, marchand à la Trinité. Marie Victoire Lefèvre, qui épousa Simon Boutin le 16 mai 1755 était soeur d'Elisabeth.
Les différences entre les deux fiches : âges différents (28 ans en juin, 27 en juillet) , orthographes différentes du nom de la mère d'Etienne, lieu de naissance faux, renseignements sur les parents d'Elisabeth sur la seconde fiche uniquement, âge d'Elisabeth douteux (déclarée 81 ans à son décès en 1828 = 1747 au lieu de 1755 d'après le rôle d'embarquement)... conduisent à se demander quels actes furents effectivment présentés à l'embarquement.

Matricule du brigantin Joseph Second AD76 f°41 n°171 cote 6P5_27 p 42
http://recherche.archivesdepartementales76.net/?id=viewer&doc=accounts%2Fmnesys_ad76%2Fdatas%2Fir%2Fserie_P_inscription_maritime%2FFRAD076_IR_P_inscription_maritime%2Exml&page_ref=7811&lot_num=1&img_num=1&index_in_visu=

matricules n° 1-129 Quartier du Havre (6P) > Matricules des bâtiments de commerce > Commerce : galiotes, heux, brigantins, bateaux, sloops, prises anglaises > 1776-1785 Liste alphabétique: Le Joseph Second, brigantin, f° 41 n° 171

Cote 6P5_27 p 42

n° 160 (raturé: 171) Le Joseph Second. Brigantin prise anglaise achettée à Dieppe. du port de 121 tonneaux tirant d'eau chargé .. pieds et non chargé .. pieds (tirant d'eau non renseigné)
Propriétaires Le sieur Joseph Poisson qui a passé une vente simulée aux sieurs Pierre Gavanon et Compagnie d'Ostende. destination: à l'amérique. mention marginale ?? 8 juillet 1782

Armement du Joseph Second AD 76 Cote 6P6_12 p 120 à 123
http://recherche.archivesdepartementales76.net/?id=viewer&doc=accounts%2Fmnesys_ad76%2Fdatas%2Fir%2Fserie_P_inscription_maritime%2FFRAD076_IR_P_inscription_maritime%2Exml&page_ref=10880&lot_num=1&img_num=1&index_in_visu=

mention manuscrite en en tête: Part du Port au Prince le 5 may 1783 arrivé au Havre le 11 juillet suivant désarm. n° 53 (note en bas de 2° page: Extrait de revue au désarmement présents: 10 au Havre, le 14 juillet 1783)

Saint Domingue Année 1783
Département du Port au Prince Le Brigantin Le Joseph Second Au mois A l'armement n°32
Rôle de l'équipage du Brigantin le Joseph Second
du port de 180 tonneaux, armé de .. canons, appartenant au sieur Jacques Martin & commandé par lui même pour aller au Havre de Grâce les gages duquel équipage commenceront le ce jour premier mai 1783
savoir
Le sieur Jean Jacques Martin du Havre capitaine, Gages par mois 250 £
Jean Shar, d'Ostende 2° , 200 £
Charlemagne le Roux de Bruge , 80 £
Handrik Crolot de Prusse, charpentier, 120 £
Charles Peze, d'Amsterdam, matelot, 100 £
Manuel Joseph du Portugal, idem, 100 £
Joseph Marie de Libourne, idem, 80 £
Charles Burque, de Bruge, 80 £
Jacques Basse, dudit, mousse, 36 £
Jean Baptiste le Mene de Gand, idem, 20 £

Nous soussigné Capitaine et Armateur dudit bâtiment certifions le présent Rôle véritable, contenant dix personnes d'équipage, dont les gages commencent à courir de ce jour premier mai 1783 soumettant de payer à M.le Trésorier particulier des Invalides de la Marine en ce Département les six deniers pour livre des gages que ledit équipage aura gagné pendant le voyage; de le représenter au Bureau des Classes de ce Port, au retour dudit voyage & d'observer pendant icelui les Ordonnances du Roi, à peine de cinq cens livres d'amende.
Fait triple au Bureau des Classes du Port au Prince le 1° mai 1783. Signé Martin

Passagers par permission de Mr le Général: le sieur Joseph Pitra (Vitru?) le sieur Amador horloger

Novembre et décembre 1785
Louis Lézin de Milly, originaire de la Martinique, avec qui Etienne Labarre sera en affaires, est chargé de l'inspection des ports "sur l’Yonne et l’Armançon, tout les ports depuis Villevallier et Joigny jusqu’à Clamecy”, rivières charriant le bois de flottage du Morvan pour la provision de Paris. Le grand père et le père d'Etienne Labarre étaient mariniers à Villeneuve le Roi (V. sur Yonne) avant de développer un commerce de bois que reprendra Etienne.

Elisabeth Lefèvre, concubine puis épouse (?) d'Etienne Labarre est en famille avec Louis Lézin de Milly par Angélique Lefèvre, grand mère de Milly et soeur du père d'Elisabeth (à vérifier)

20 août 1786 "Notice historique sur le Châtelet en Brie"
Rachat du château de Bois Louis au Châtelet en Brie par Etienne Labarre: "Le 20 août 1767, le Bois Louis est de nouveau vendu, par Antoine Labarre, à haut et puissant seigneur messire François-Ferdinand, comte de Launoir de Wannes, colonel au corps des Grenadiers de France, habitant Paris, hôtel de Vallois, et au château de Surville à Montereau. En 1786, ce dernier le revend à messire Étienne Labarre, bourgeois de Paris, fils d'Antoine."

26 mai 1788 Registres paroissiaux le Châtelet en Brie AD77 5 Mi 1910 p 49
Baptême d'Adélaïde Marie Labarre, née la veille, du légitime mariage de Etienne Labarre, bourgeois de Paris, demeurant rue Berry, paroisse St Nicolas des Champs " présent en son fief du Bois Louis situé en cette paroisse" (signe Labarre de Bois Louis); parrain: son frère Pierre François Labarre (signe); marraine: Marie Louise Elisabeth Gilbert, (signe) fille mineure de Guillaume Gilbert, procureur du baillage de Melun (et de Marie Claude Charpentier)

Rue Berri, paroisse St Nicolas des Champs, entre le Temple et l'église St Nicolas des Champs; ne correspond pas à la rue de Berry actuelle, proche des Champs Elysées. Voir "Plan routier de la ville et faubourg de Paris.. - Bordeaux : Lattré, 1780" et plan de Turgot.
http://www.narbolibris.com/Doc203

Février 1789 "Notice historique sur le Châtelet en Brie"
Etienne Labarre représentant de la paroisse pour présenter les cahiers de doléances.
"S'étant assemblés et concertés certain jour de février à l'issue de la messe paroissiale, sous le porche de l'église, suivant la coutume, les paroissiens du Châtelet élirent, pour les représenter à l'assemblée de Melun, trois de leurs concitoyens, les plus aptes à la défense de leurs droits et de leurs intérêts : Louis-Nicolas Marin, propriétaire de la petite ferme de Saveteux, Jean-Jacques Lependry, notaire, et Étienne Labarre, propriétaire du Bois Louis.
On leur remit un cahier des plaintes et doléances à développer et faire valoir en l'assemblée de bailliage, pour être annexé au cahier général que les députés devaient soumettre aux états généraux afin d'obtenir la réforme de la législation et de ses abus.
Les paroisses des environs de Melun furent unanimes à demander : la réduction du taux des impôts et leur conversion en un impôt unique, réparti également entre tous les citoyens, proportionnellement à leur fortune, sans distinction ni privilège ; l'abolition de la capitainerie de Fontainebleau et la destruction du gibier qui ravageait les récoltes ; l'abolition des aides, de la gabelle, des droits de banalité, de minage et autres de ce genre ; la réglementation de la levée de la milice qui, disent plusieurs cahiers, n'est pas la moindre charge du pauvre paysan, occasionnant chaque année une contribution aux bourses communes pour la consolation de ceux, qui ont le malheur de tomber au sort, qui surpasse, pour la plupart des familles la taille et la corvée » ; enfin, la modération des frais de justice et la simplification des procédures. "

24 mai 1790 Archives de l'époque de la Révolution; préface du tome I de l'Inventaire Sommaire de la Série L par A. Hugues, archiviste du Département dans Rapports et délibérations du Conseil Général 1904/08 pp 483 à 509

Etienne Labarre est élu parmi les 36 administrateurs du département.

"... trois commissaires spéciaux, Dumas, député de Vaucluse, Ségretier, propriétaire à Boissise-la-Bertrand, et du Tremblay, de Rubelles, ancien maître des Comptes, sont nommés pour établir la nouvelle organisation administrative et veiller à la formation des assemblées primaires, chargées d'élire les électeurs communaux. Ces derniers se réunissent le 24 mai 1790, à Melun, sous la présidence de Viénot de Vaublanc, de Bellombre, dans le bâtiment du couvent des Carmes, en vue de procéder à l'élection des 36 administrateurs du département. Elus à raison de 7 par district, sauf pour Meaux (L. 122), qui en eut un supplémentaire, à cause de sa population, les membres de l'administration départementale étaient les suivants:

District de Meaux: Hervieux (Jean-Baptiste), de Meaux. Lhoste (Claude-Denis), de Meaux. Frager (Claude), cultivateur à Esbly. Hébert (André), de Précy. Gibert (Bernard), de Tancrou. Dejot (Charlemagne), de Messy. Godard de Saponay (Jean-Baptiste-François), de Meaux. Dupré de Maulny (Louis), de Saint-Soupplets,

District de Melun: Viénot de Vaublanc (Ch.-Vinc.), de Bellombre. Beaunier (Antoine-Louis), de Melun.
Jaucourt (Fr. de), de Combrevu, près Tournan. Labarre (Etienne), de Bois-Louis, au Châtelet. Garnot (Nicolas-Alexandre), d'Aubepierre. Boucher de La Richarderie (Gilles), de Dammarie-lès-Lys. Marrier de Chanteloup, de Fontainebleau.

District de Nemours: Pommier (Antoine-Louis-Joseph), du canton de Beaumont. Rabier (Georges), de Noisy-sur-Ecole, canton de La Chapelle la Reine. Garcet (Paul), de Montereau. Lecoq (Marin), de Poligny. Marpon (Jean-Louis), de Saint-Mammès, canton de Moret. Thibault. (Jean), de Voulx. Jollivet (Jean-Baptiste-Moïse), de Grez.

District de Provins: Prévost (Charles-Gaspard), de Montigny-Lencoup. Maillard de Chanteloup (Ant.-Martial), de Bray. Reghat (Pierre de), du Petit-Paris, commune de Jouy le Châtel. Vacher (Louis), de Sourdun. Rousseau (Etienne), de Montceaux-lès-Provins. Crespin (Louis-Etienne), de Provins. Dufrayer (Louis), de Pars, à Nangis.

District de Rozoy: Picault, remplacé par Jean-Louis Delagarde aîné, de Jouy-sur-Morin. Corbilly (Toussaint), de Rebais. Thomé (Etienne-Simon), jeune, de Coulommiers. Lefèvre (Pierre-Brice). Cordellier (Jean-François-Sulpice), de Faremoutiers. Salmon (Jean-Baptiste), de Doue.
Raquinard (Nicolas-Jacques), de Rozoy.

Quant au Directoire, choisi parmi ces derniers, il fut ainsi composé : MM. Boucher de la Richarderie, Garnot, de Jaucourt, du district de Melun; Hébert, de Meaux; Corbilly et Thomé, de Rozoy; Jollivet, de Nemours; Crespin, de Provins."

21 septembre 1790 Etat civil le Châtelet en Brie AD77 5 Mi 1910 p 103
Naissance de Justine Denise Elisabeth, fille d'Etienne La Barre et de Marie Elisabeth Lefèvre demeurant en cette paroisse, parrain: Ba(tsite?) Sulpice Coville (signe Coville) cousin paternel, demeurant rue de Seine, paroisse St Sulpice (Paris); marraine, sa soeur: Catherine Denise Rachel de la barre (signe)

Au lieu d'avoir été rédigé par Noleau, curé, ou Chatel, vicaire, l'acte semble être de la main d'Etienne Labarre qui ne signe plus "Labarre de Bois Louis", mais seulement Labarre. Voir copie d'écran de la page entière.
Coville : il existe un Baptiste Sulpice Coville, né le 25 avril 1760 à St Clair sur Epte 95770. La piste de Ba(tsite?) Sulpice Coville, étant qualifié de cousin paternel, serait à creuser.

7 février 1792 AD77 L 396 forêts n° 26
Lettre de Labarre sur les délits en forêt de Villefermoy et demande de création d’une brigade de gendarmerie au Châtelet

au Bois Louis, paroisse du Châtelet le 7 février 1792
Messieurs
Comme confrère, comme Juge de paix et principallement comme ami de l'ordre, je vous préviens qu'il se commet dans mon canton des délits affreux, qui finiront, si l'on n'y met ordre, par avoir les conséquences les plus funestes; les bois nationaux sont entièrement dévastés, en beaucoup d'endroits, dans les coupes d'un an et deux ans, les souches sont arrachées, à ce mal j'en vois succéder un autre non moins grand, les particuliers circonvoisins y mettent paître leurs troupeaux, de manière qu'il y a lieu de croire qu'il n'y poussera jamais de bois, je vous cite, Messieurs, pour exemple la forêt de Vilfermoy; les bois des particuliers situés près des villages commencent aussi à être fort endommagés et les citoyens lésés n'osent se plaindre, intimidés par les mal intentionnés qui en imposent, parcequ'ils ne sont point réprimés, ce qu'il est cependant bien facile de faire, n'étant pas en aussi grand nombre qu'on se l'imagine; des citoyens sont assassinés pour ainsi dire en ma présence, sans que je puisse faire aucun exemple; ce n'est pas que je manque de fermeté ni que j'autorise le vice, celà n'est pas dans mes principes, mais que je manque des moyens nécessaires pour faire exécuter la loi.
Le décret de la police correctionnelle, que je ne peux m'empêcher d'admirer, contient pour ainsi dire tout ce qui est nécessaire pour rétablir l'ordre en France et conséquemment pour faire respecter les individus et les propriétés, mais, Messieurs, est-il possible que je puisse mettre à exécution ce décret, dans mon canton, tant que l'on n'intallera pas au Châtelet, la brigade de gendarmerie qui doit y être à demeure...
... pour que nous ayons enfin une brigade au Châtelet et si ce minystre ne fait pas son devoir, dénoncez-le à l'assemblée nationale, pour le lui faire faire: sous le règne des lois, quand on a la raison et la justice pour soi, on peut parler sans crainte, ce sont là les droits de l'homme libre dans lesquels je mourrai.
Labarre, administrateur du conseil du département de Seine et Marne et juge de paix du canton du Châtelet.

A noter que si Etienne Labarre était juge de Paix au Châtelet, il était aussi marchand de bois dans les forêts avoisinantes, comme Pierre Nicolas Préau, marchand de bois et maire de Montereau qui prit des mesures contre les vols de bois sous la Révolution.

11 nivôse an VI / 31 décembre 1797
Index des procès verbaux du directoire en Ligne, tome IV AF III 491, plaquette 3070, pièces 27-78.
Remplacement d'administrateurs du département: "Seine-et-Marne, la Chapelle-la-Reine ; le Châtelet [-en-Brie]; Dammartin [-en-Goële]; Faremoutiers; la Ferté-Gaucher; Melun extra muros, candidat: Bernard Leroy, présenté par Marragon, président des Anciens, refusé par apostille de Merlin de Douai ; Tournan[-en-Brie]"
Etienne Labarre était-il encore administrateur à cette époque?

13 messidor an IV / 1° juillet 1798
"Notice historique sur le Châtelet en Brie" rédigée de 1930 à 1953 par le curé Paul Alfred Péricart
Achat de biens nationaux par Etienne Labarre
"La chapelle Sainte-Reine et les Trous des Carrières (appelés ensuite Trous du Cimetière) devenus, par la loi du 4 novembre 1791, biens nationaux, ont été achetés par Étienne Labarre, le 13 messidor An IV, au district de Melun qui lui en a passé vente par deux actes séparés, le 30 pluviôse, An V. À cette époque, comme aujourd'hui, la chapelle Sainte-Reine se composait d'un petit bâtiment, avec porche au devant, supporté par quatre poteaux avec un mur d'appui. Dans le terrain entourant ladite chapelle, du côté nord, se trouvait et se trouve encore une fontaine dont l'eau, provenant du fertile plateau du Villeron, est toujours très appréciée des habitants du Châtelet qui, en été surtout, vont régulièrement s'y approvisionner.
En 1817, comme on l'a vu, M. Étienne Labarre a vendu le domaine du Bois Louis à M. Louis-Narcisse Royer, négociant, lequel, en 1821, a échangé la chapelle de Sainte-Reine, les Trous des Carrières et un chemin qui a son entrée au levant, par la grande route nationale, et aboutissant au Mesnil, avec la commune du Châtelet, contre une partie du chemin appelé le chemin du Mesnil, de la largeur de 5 mètres, ayant son entrée auprès du cimetière et se terminant au bout du chemin abandonné par M. Royer. Rendue au culte en 1821, la chapelle n'a jamais cessé depuis d'être l'objet de la piété des habitants du bourg et de ceux des environs.

Le Châtelet célèbre la fête de sa patronne le premier dimanche de septembre ; c'était, autrefois, le rendez-vous de nombreux malades et pèlerins qui venaient invoquer sainte Reine et faire usage des eaux de la source pour obtenir la guérison de certaines affections ou le pouvoir d'avoir des enfants. Le 7 septembre, la messe est chantée dans la petite chapelle et des brioches sont bénites pour être distribuées aux membres de la Confrérie de sainte Reine.
En 1841, M. l'abbé Rouffïac, curé-doyen, fit reconstruire le porche qui précède la chapelle ; en 1900, M. l'abbé Bled, curé-doyen, fit procéder à la réfection du plafond et au ravalement de la façade ; en 1935, l'abbé Péricart, curé-doyen, fit faire la réfection de la toiture, des murs extérieurs, des grilles, et les peintures intérieures ; en 1950, M. l'abbé Jozon, curé-doyen, fit restaurer la chapelle."

1801 / an IX
Traces de l'exploitation de bois pour l'an IX:
"Chez M° Laurent Borde, avoué, diverses procédures entre le Sr Milly et le Sr de la Barre : - liquidation de leur société pour l'exploitation de coupes de bois de Montgirard et autres. Reliquat au Sr Milly : 23.250 livres. - jugement de la Cour d'appel de Paris du 24 prairial an 12 entre le Sr Demilly et le dit de la Barre." Complément sur les coupes de bois: "reliquat du compte de l’exploitation de coupes de bois de Mongirard, Deschoux et Richebourg pour l’ordinaire de l’an 9"
Début du procès avec Louis Lézin de Milly

28 mars 1801 / 19 pluviôse an IX
minutes du notaire Pinault, le Châtelet en Brie AD 77 227 E 105 f ° 119
Achat de terres par Etienne Labarre à Jean François Philippot: 51 ares 14 ca de terres labourables.

3 mai 1801 / 13 floréal an IX
minutes du notaire Pinault, le Châtelet en Brie AD 77 227 E 105 f ° 139
Achat de terres par Etienne Labarre à François George 14 ares 29 ca de terres labourables.

Quelques actes révélés par un sondage dans les actes du notaire Pinault , an IX; il en existe certainement d'autres.

11 juin 1801 / 22 prairial an IX
minutes du notaire Pinault, le Châtelet en Brie AD 77 227 E 105 f ° 159
Vente de bois d'Etienne Labarre à Anne Martin pour faire des sabots
Etienne Labarre, marchand de bois patenté pour l'an courant sous le n° 1°, demeurant au Bois Louis commune du Châtelet.
Anne Marie Martin, veuve de Jean Prieux demeurant à la Borde, commune de Châtillon la Borde.
"Cinq mille six cents mètres trois cent quarante cinq mm ( mille neuf cent toises de six pieds chacune, ancienne mesure) de bois propre à la fabrication de sabots, provenant de la vente de Richebourg près Villefermoy ... livré par le garde vente dudit citoyen Labarre."
La veuve Prieux ... et de le faire enlever de ladite vente de Richebourg le plus tôt possible.
Valeur: 40 centimes chaque mesure d'une toise de 6 pieds = 1,958 m soit 1160 francs en trois termes de 386,67 F. Hypothèque sur la maison: une pièce, grenier, couverte de tuiles, petit jardin.
Plus un cent de bourrées de bois à charbon en échange de deux douzaines de paires de sabots pour le 1° nivôse, évalués 9 francs. ( soit la bourrée à 9 centimes et la paire de sabots à 37 centimes 1/2)

A noter: il existe Charles Henri Prieux, voiturier à la Borde, fils de Anne Marie Martin & Jean Prieux (même notaire acte n° 164 du 21 juin 1801, 2 messidor an IX)
Chercher les patentes de marchand de bois.

8 février 1802 / 19 pluviôse an X Etat civil le Châtelet en Brie AD77 5MI1912 p 40
Mariage de Marie-Thérèse Labarre avec Adrien Joseph Hippolyte Delacourtie né le 27 septembre 1773 Paris, décédé le 1er septembre 1846, Melun, à l’âge de 72 ans. Maire de Melun, employé supérieur de l'administration des contributions indirectes:

"19 pluviôse an X, mariage de Adrien Joseph Hippolitte Delacourtie âgé de 29 ans à Paris le 29 ? septembre 1773, profession de propriétaire, demeurant à Melun, fils de Joseph Claude Delacourtie, Melun, et de Elisabeth Paule de la Courtie
et de Magdeleine Thérèse Labarre, âgée de 21 ans, née le 15 octobre 1780 (pas de lieu de naissance) demeurant à Bois Louis département de Seine et Marne, fille majeure de Etienne Labarre, propriétaire demeurant au Bois Louis, commune du Châtelet et de Marie Elisabeth Lefèvre son épouse demeurant au Bois Louis... (page suivante: son épouse légitime)
L'acte de naissance de l'épouse n'a pas été présenté, par contre acte délivré par le juge de Paix de la division de la Butte des Moulins (par Sarrazin, secrétaire greffier de la Justice de Paris) "en datte du neuf du courant (pliure de page) 1° que la .. a l'âge.. par la loi 2° qu'elle ne peut .. l'acte qui .. date sa naissance .. attendu que l'isle de la Martinique dans laquelle elle est née est au pouvoir des Anglais."
Témoins: Jean Devien, 22 ans, entrepreneur de bâtiment, au Châtelet
Michel Augustin Tuillie (signe Thuillier), 40 ans, ministre du culte catholique au Châtelet
Alexandre Théodore Garnot, 27 ans, cultivateur au Châtelet
Jacques Hilaire Garaut, 23 ans, cultivateur au Châtelet
Tous signent, présence d'autres membres des familles Delacourtie, Labarre, Garnot...

Marie-Thérèse Labarre décède le 18 octobre 1838 à Melun, voir plus loin.
Butte des Moulins: Quartier Palais Royal.
https://fr.wikipedia.org/wiki/Butte_des_Moulins)A noter que: L'acte de naissance de l'épouse n'a pas été présenté, par contre acte délivré par le juge de Paix de la division de la Butte des Moulins (par Sarrazin, secrétaire greffier de la Justice de Paris) "en datte du neuf du courant (pliure de page) 1° que la .. a l'âge.. par la loi 2° qu'elle ne peut .. l'acte qui .. date sa naissance .. attendu que l'isle de la Martinique dans laquelle elle est née est au pouvoir des Anglais."

18 novembre 1802 / 27 brumaire an XI
Naissance d'un premier petit-fils d'Etienne Labarre: Jean François, fils illégitime de Pierre François Labarre et d'Anne Louise Pelletier. Voir 13 ans plus tard, la "sommation respectueuse" du 22 mai 1815 en vue du mariage de Pierre François Labarre et d'Anne Louise Pelletier.

25 novembre 1802 / 4 frimaire an XI
minutes du notaire Pinault, le Châtelet en Brie AD 77 227 E 108
Reconnaissance de dettes entre Louis Dupin et Etienne Labarre, citée dans le passif de la succession Dupin.

Acte introuvable dans la liasse citée. A vérifier éventuellement dans le répertoire du notaire Pinault.

7 prairial an X / 8 février 1802
Dissolution de la société Labarre/Milly: "la société qui a existé étant défunte par un jugement arbitral du sept prairial an dix, qui a constaté l'état de la société et établi le Sr Labarre débiteur de sommes considérables." (argumentation veuve Milly)
"la conservation des papiers de la société Labarre Milly, et les pièces probantes du paiement de 3.814,98 francs que Milly devait acquitter aux créanciers du fait de l’abandon suite à arbitrage à Fontainebleau le 7 prairial an 10 (26/5/1802) enregistré créance de 4.320,80 frs due à la société par M Lafollotte Neuilly, créance dont M Milly a du depuis longtemps faire le recouvrement." (argumentation Labarre par Malafait).

4 frimaire an XI / 25 novembre 1802 minutes du notaire Baticle AD 77 273 E 28 f ° 77
Reconnaissance de dettes du voiturier Dupin en faveur d'Etienne Labarre: "Du citoyen Labarre, marchand de bois au Bois Louis, le Châtelet en Brie, pour charrois de bois: 41,86 F en déduction sur celle de l'obligation de 300 F due à Labarre (4 frimaire an XI, notaire Pinault, le Châtelet) avec intérêts de 5%, versée au passif."

23 décembre 1803 / 1° nivôse an XII minutes du notaire Baticle AD 77 273 E 28 f ° 77
Priseur et débiteur pour l'inventaire après décès d'un voiturier

Inventaire après le décès de Louis Dupin "aux requêtes d'Agathe Mitaine, veuve en premières noces de Pierre Alexis Souchot, en seconde de deffunt Louis Nicolas Dupin, vivant voiturier tirachien au Petit Vincennes, commune de la Chapelle Gauthier... avec lequel elle n'a pas eu d'enfant." & de Jean Baptiste Lahouë terrassier demeurant à Grandvilliers & la citoyenne Marie Dupin, sa femme (fille du défunt doc: acte de vente du 25/12/1803) & de François Roubault, propriétaire demeurant au Petit Vincennes.. comme curateur .. de Louis Dupin, soldat ... en garnison à Vérone, Italie."
"De tous & chacun, les meubles, effets mobiliers, chevaux, chariots et arnois de tirachiens, titres papiers et autres renseignements dépendant de la succession dudit défunt & de la communauté de ladite Mitaine, la prisée de tous les objets a été faite par le notaire soussigné..."
Priseurs: Etienne Labarre, marchand de bois demeurant au Bois Louis, commune du Châtelet ... Antoine Boulogne, marchand & cultivateur demeurant à Villeneuve les Bordes aussi priseur.

Du citoyen Labarre, marchand de bois au Bois Louis, le Châtelet en Brie, pour charrois de bois: 41,86 F en déduction sur celle de l'obligation de 300 F due à Labarre (4 frimaire an XI, notaire Pinault, le Châtelet) avec intérêts de 5%, versée au passif.

24 prairial an XII / 13 juin 1804 sources: voir plus loin
Jugement de la Cour d'Appel de Paris entre le sieur de Milly et ledit de la Barre.
"Chez M° Laurent Borde, avoué, diverses procédures entre le Sr Milly et le Sr de la Barre : - liquidation de leur société pour l'exploitation de coupes de bois de Montgirard et autres. Reliquat au Sr Milly : 23.250 livres. - jugement de la Cour d'appel de Paris du 24 prairial an 12 entre le Sr Demilly et le dit de la Barre." Complément sur les coupes de bois: "reliquat du compte de l’exploitation de coupes de bois de Mongirard, Deschoux et Richebourg pour l’ordinaire de l’an 9"

Richebourg est un lieu dit dans la forêt de Villefermoy, exploité par Etienne Labarre comme le montre l'acte du 11 juin 1801 concernant du bois pour sabots provenant de cette coupe. Voir la carte n° XXI de l'Atlas de Villefermoy 1774: "Ventes de Richebour de la manse abbatialle et la Réserve de la manse Conventuelle. Vente de Richebour (n° 22, 23 & 24), chaque parcelle 36 arpents 49 perches 14 pieds et partie de coupe avec les Grands Closeaux (n° 25: 8 arpents) 22 bis: la réserve de Richebour aux Messieurs de Barbeau compris pour la quantité avec les Noyard 169 arpents."
Deschoux: Echou, commune actuelle d'Echouboulains: "maison forestière d'Echou, réserve d'Echou", voir carte de Villefermoy 1881
Mongirard: lieu à déterminer. Il existe un lieu dit la Montgarnie, en forêt de Villermoy.

5 fructidor an XII / 23 août 1804
Décès de Louis Lézin de Milly

8 fructidor an XII 26 août 1804 archives de Paris, D7U1-48
Lettre d'Etienne Labarre à son avocat

Monsieur
J'apprends à l'instant la nouvelle fâcheuse du décès de Monsieur Milly parent de ma femme née Lefèvre. Il laisse deux enfants mineurs. La loi en ordonnant qu'il sera nommé aux mineurs des subrogés tuteurs charge implicitement tous les parents de faire faire les actes conservatoires nécessaires au maintien de leurs intérêts. Je vous pris de vous rendre au reçu de la présente auprès de Monsieur le Juge de Paix du septième arrondissement et de le requérir d'apposer les scellés sur les effets et notamment sur les papiers délaissés par Monsieur Milly. Je vous prie de n'y pas perdre un moment l'intérêt des mineurs l'exige impérieusement. Trop pressé pour m'occuper en ce moment d'une procuration authentique la présente vous en servira, pour me représenter à l'apposition et à la levée des scellés et à l'inventaire qui en sera la conséquence. J'ai l'honneur de vous saluer. Labarre
Ce huit fructidor an 12 Certifié véritable par Malafait Enregistré à Paris le 9 fructidor an 12

fructidor an XII / août 1804 Correspondance Blondet et..
G.H.C. Numéro 38 : Mai 1992 Page 574 Biographie de Louis Lézin de Milly par André Detape
Originaux à consulter au minutier central des notaires de Paris (Caran) sous la cote MC/XCIX/782
Inventaire après décès: Lezin Milly, Louis. Sainte Avoye (rue), n° 160. 38
A.P. D.Q./7/1771 : déclaration de succession de MILLY

Dans la déclaration de succession après le décès de Louis Lézin Milly (23 août 1804), chez maître Le Normand, notaire à Paris, on trouve une créance de Labarre pour 5.000 livres, reprise dans la déclaration de succession du 24 pluviôse an XIII. Elle a été effectuée au nom d'Adrienne Douillon, veuve et tutrice de ses enfants, suivant l'inventaire après décès de M° Le Normand, notaire à Paris, le 11 fructidor an 12. Elle détaille ce qui suit : mobilier 5.260 / (crue) 1.315 / argenterie 430 / deniers comptant 252 /créance Delabarre 5.000 / Total 12.257 livres
Dans ses papiers on trouva : "Chez M° Laurent Borde, avoué, diverses procédures entre le Sr Milly et le Sr de la Barre : - liquidation de leur société pour l'exploitation de coupes de bois de Montgirard et autres. Reliquat au Sr Milly : 23.250 livres. - jugement de la Cour d'appel de Paris du 24 prairial an 12 entre le Sr Demilly et le dit de la Barre."

Louis Lézin Milly est né à Saint-Pierre de la Martinique, il y retourna entre 1779 à 1784; Etienne Labarre y a laissé des traces de 1774 à 1783, à la Trinité et Saint Pierre.
Retour d'Etienne Labarre en France en juillet 1783; il rachète Bois Louis en 1786. En 1785, Louis Lézin Milly est nommé premier secrétaire de Louis Dominique Ethis de Corny, le très puissant procureur du Roi et de la Ville de Paris. La première mission du nouveau secrétaire fut, en novembre et décembre 1785 d'inspecter "sur l’Yonne et l’Armançon, tout les ports depuis Villevallier et Joigny jusqu’à Clamecy” pour y réorganiser l'approvisionnement en bois de la capitale. Tous deux exerçaient un métier lié à la "provision de bois de Paris."
Enfin, la femme (ou concubine) d'Etienne Labarre était une Lefèvre, comme la grand-mère maternelle de Louis Lézin Milly, toutes deux originaires de la Trinité en Martinique. Il semble donc qu'en commun, ils aient fondé une "société pour l'exploitation de coupes de bois de Montgirard et autres"

Louis-Lézin de Milly, né le 13 février 1752 à Saint-Pierre de la Martinique et décédé à Paris le 23 août 1804 est un avocat, homme de loi et franc-maçon, dit américain de par sa naissance aux Antilles. À Paris durant la Révolution, il milita au sein de différentes sociétés populaires et club. Il était rallié aux idées nouvelles d'une monarchie constitutionnelle, mais restait d'opinion modérée. Il prit parti également contre l'abolition de l'esclavage. Il s'éloigna progressivement de la vie politique, se consacrant ensuite à une activité de fonctionnaire. wikipedia
https://archive.org/stream/discoursprononc00mill#page/n1/mode/2up
http://fr.wikipedia.org/wiki/Louis-L%C3%A9zin_de_Milly

Louis-Lézin de Milly, américain, citoyen de Paris, avocat en Parlement, est l'un des commissaires nommés par le district des Filles-Saint-Thomas pour l'examen de la question relative à la liberté et à l'abolition de la traite des nègres1. Il présida l'assemblée du district des Filles-Saint-Thomas puis de la section de la Bibliothèque de mai à novembre 1790.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Bataillon_des_Filles-Saint-Thomas

http://www.ghcaraibe.org/bul/ghc034/p0480.html
http://www.ghcaraibe.org/bul/ghc038/p0574.html

10 fructidor an XII / 28 août 1804 et jours suivants recherches de M. Blondet

Etienne Labarre a tenté d'assurer la tutelle des enfants de feu Louis Lézin de Milly, malgré l'opposition de sa veuve.

Mardi 10 fructidor an 12, 8 heures du matin, Devant Marie Michel Fariau Juge de paix du 7e arrt et Huet son greffier.
Comparu Pierre Malafait, avoué trib 1ere inst. Seine, dem. rue Beaubourg 12 et 277, représentant le sieur Labarre, prop au Chatelet département de Seine et Marne, par pouvoir du 8 fructidor an XII Labarre comme parent paternel des enfants Milly.
Milly décédé le [blanc] fructidor en sa demeure à Paris rue Ste Avoye n°160 laissant pour ses héritiers présomptifs deux enfants mineurs. Necessité d’apposer les scellés sur la succession et la communauté pour en faire une description sommaire et pour protéger les droits des enfants et pour nommer le subrogé tuteur. Malafait

Fariau et Hué transportés chez Milly. S’y trouve Adrienne Douillon assistée de son avoué Pierre Nicolas Delamotte, trib civ de prem inst, à Paris rue Bourg Tibourg n°31. La veuve Milly s’oppose formellement à l’apposition des scellés par réquisition de Labarre qui n’a ni droit ni qualité pour cela. Labarre ne peut justifier un acte aussi arbitraire. signatures: A. Milly née Douillon. Delamotte

Malafait répond que le code civil prévoit la nomination d’un subrogé tuteur dans la ligne de succession, donne à tous les parents le droit de requérir aux mesures conservatoires, le plus urgent étant l’apposition des scellés. La Veuve Milly ne peut nier que Labarre est parent paternel de par son épouse et pourrait le prouver . Scellés urgents. ..Malafait

La Veuve réplique qu’elle n’a jamais connu le sieur Labarre comme parent de ses enfants que d'ailleurs l’art. [blanc] prononçant l’exclusion même des conseils de famille contre tous ceux qui ont avec les mineurs un procès dans lequel leur fortune et et une partie de leurs biens sont compromis. Ledit sr Labarre ne pourroit même comme parent, qualité qu’elle ne lui accorde aucunement, requérir l’apposition des scellés.

Decision de Fariau, juge de paix: Actant que le Sr Labarre doit faire la preuve de sa parenté alléguée, juge préférable de procéder à l'apposition des scellés chez Milly. Apposition des scellés jusqu'à onze heures sur les portes et les volets.

S'organise un conseil de famille, qui se tient le jour même à 4 heures de l'après midi pour la désignation du subrogé tuteur des enfants, le Sr Comminges, commissaire de police de la division de la Butte des moulins à Paris. On ne peut douter d'une complicité du Juge de Paix Fariau vis à vis de la veuve Milly.

Quartier Palais Royal. https://fr.wikipedia.org/wiki/Butte_des_Moulins)

10 fructidor an 12, 4 heures du soir Nomination du subrogé tuteur des enfants Milly, 3 p.
Adrienne Douillon veuve de Louis Lezin Milly décédé en son domicile le 5 fructidor, deux enfants, Adrien-Gustave et Louis-Adolphe
Nonobstant le prétention du Sr Etienne Labarre d’assister comme parent paternel au dit conseil, attendu:
qu’elle ne le connait pas comme parent
que dans ce cas même il serait exclu du dit conseil aux terme de l’art [blanc] du dit code, attendu que depuis près de trois ans le sieur Labarre est en procès avec le défunt et que malgré les différents jugements rendus en cette affaire et qui prononcent des condamnation contre le Sr Labarre, le défunt n’a jamais pu parvenir à se faire payer des sommes à lui dues par le Sr Labarre et qu’il existe encore un instance pendant et indence au tribunal de Commerce de Paris sur un compte de société qui existait entre eux et que nouvellement encore le Sr Labarre a fait des offres réelles et exté le dit défunt devant nous en conciliation sur la validité des dites offres et en main levée des oppositions formées par le dit défunt Milly à la conservation de ses droits, et qu'en fin il existe encore une autre contestation relative au partage à faire en nature de bois faisant partie de la société, à cause duquel partage le défunt se proposait de former demande en dommages et intérêts à cause du dépérissement arrivé au dit bois par le fait du dit Sr Labarre, ce qui est à la connaissance des membres dudit conseil de famille..”
Signé Douillon Milly

La dame Milly s’étant retiré furent appelés:
du côté maternel: Pierre Augustin Douillon, grand oncle, rue notre dame des Victoires, propriétaire, Pierre Philippe Gabriel Lavoipierre, cousin par alliance, cultivateur, Stanislas Champein, ex administrateur du Bureau Central
du coté paternel: Jean François Comminges, commissaire de police, Pierre Scholastique Laborde, ancien garde magasin au cap Français de St-Domingue , Michel Mercadier, médecin accoucheur,

Les quatre derniers en relation habituelle et d’amitié avec le défunt et son épouse à défaut d’être parents, appelés par le juge de paix. Les comparants reconnaissent "qu’il est de notoriété publique que depuis trois ans, le Sr Labarre, que d’ailleurs ils ne croient pas parent ou ami des mineurs, est en contestation réglée avec le défunt et que les différents objets ?important? qui ont eu lieu pour la conservation ne sont point terminés, importe que le dit sieur deLabarre ne pourrait être dans tous les cas membre du conseil de famille en étant ex clapa le n°4 de l’art du code civil ayant avec les mineurs un procès dans lequel une partie notable de la fortune des dits mineurs est compromise"
Comminge est proposé subrogé tuteur et accepte la charge. Signatures, enregistrement le 11 fructidor.

Le lendemain 11 fructidor, une fois enregistrée la tutelle, début d'inventaire demandé par la veuve, dans les parties de l'appartement non scellées. On peut également suivre cet inventaire réalisé par Mtre Lenormand, dont une partie vous a été envoyé.

11 fructidor, 4 heures, Adrienne Douillon veuve de Louis Lezin Milly, jurisconsulte, stipulant tant en son nom qu’en celui de ses enfants Adrien Gustave et Louis Adolphe dont elle a la tutelle. Comminges, en tant que subrogé tuteur nommé la veille. demande levée des scellés pour procéder à l’inventaire. A Douillon Comminges

11 fructidor 7 heures, Fariau accepte la levée des scellés le lendemain vue l’heure, et vu que le seul opposant, Labarre ou son représentant ne se sont pas manifestés. Fariau

Inventaire par Lenormand: cave et rez de chaussée (parties sous la garde de la Vve Milly) suite remise au lendemain 12 (Lenormand opère de 4 heures à dix heures du soir selon son inventaire)

11 fruct. Finalement reçu courrier de Labarre missionnant le sr Malafait, ne peut quitter le Châtelet, affaire reportée au lendemain

11 fruct. 4 heures de relevée lettre signée nicolas Messager, huissier au trib prem inst de la Seine

A la requête de Labarre du Châtelet et en la demeure du Sr Malafait, avoué au trib prem inst, suite à la demande d’apposition des scellès faite à Fariau juge de paix, [transcription difficile+++]

"que le Sr Labarre ayant des droits, récuse et répétition à cacher contre la succession du S. Lezin Milly décédé à Paris, 160 rue St Avoye, Hotel d’Asnieres, est opposant et s’oppose formellement par ces presentes à ce que soit procédé à la levée des scellés apposés hier si ce n’est en sa présence en lui même appelé en lui laissant le délai nécessaire pour être averti de la dite levée des scellés et se rendre de la dite commune du Châtelet à Paris, distance de sept myriamètres (70 km, en fait, 55 kms jusqu'à Bois Louis), au cas contraire protesterait de nullité de tout ce qui serait fait au préjudicataire présent, et se rendre ce qu’il appartiendra y avant et responsable de toutes pertes de preuves dommages et intérêts dans le cas où il serait passé outre à la levée des scellés au mépris de la présente opposition, laquelle est formée pour causer moyens et raisons que le Sr Labarre délivrera en temps et lieux et j’ai à M. Le juge de Paix en son domicile et ?? laisse la présente copie." Messager
Ce jour, l'inventaire reste en suspens pour comparution des parties
12 fruct, Fariau et Huet chez les Milly. A. Douillon et Comminges requièrent la levée des scellés. A. Douillon Milly Comminge

même jour, Malafait comparait.
Prosteste en nullité de la décision du conseil de famille, qui a nommé un subrogé tuteur extérieur à la famille. Proteste de la levée des scellés au lendemain de leur pose, non prévue par Malafait et alors que Labarre est encore au Châtelet, et que la procédure n’a débuté que le 10. S’opposera à toute opération irrégulière et souhaite: la conservation des papiers de la société Labarre Milly, et les pièces probantes du paiement de 3.814,98 francs que Milly devait acquitter aux créanciers du fait de l’abandon suite à arbitrage à Fontainebleau le 7 prairial an 10 (26/5/1802) enregistré créance de 4.320,80 frs due à la société par M Lafollotte Neuilly, créance dont M Milly a du depuis longtemps faire le recouvrement.
Pour perte? du reliquat du compte de l’exploitation de coupes de bois de Mongirard, Deschoux et Richebourg pour l’ordinaire de l’an 9, nivalant en avance faites par Labarre à 2973, 90 Frs ou 3.011 L 10 sols 10 denier tournois. Pour autres causes relativement aux erreurs de calcul et à la repetition des dommages et interêts.. Malafait

Réponse Delamotte pour A Douillon: "Et par la dame Veuve Milly assistée du S. Delamotte son avoué a été répliqué que c’est la première fois qu’on a vu un débiteur presenter ? avec avec un acharnement aussi indécent son créancier, et vouloir sans droit et sans qualité assister à un inventaire auquel il est parfaitement étranger qu’elle s’oppose donc à ce que le dit Sieur Malafait soit présent à la levée des scellés, que la société qui a existé étant défunte par un jugement arbitral du sept prairial an dix, qui a constaté l'état de la société et établi le Sr Labarre débiteur de sommes considérables. Il n’en résulte aucun droit en faveur du Sr Labarrre, que les sommes que M. Milly a été chargé de payer ont été acquittées en temps et lieux, mais que d’ailleurs toutes ces sommes étant de beaucoup inférieures à celles que le Sr Labarre a reconnu devoir par extrait? du dix huit thermidor dernier et portant consentement à ce que le défunt touche diverses sommes qui lui étaient dues le S. Labarre a toutes ses sûretés et qu’en fait il ne peut avoir une inquiétude qui est en contradiction avec son offre, qui à l’égard des payeurs de la société, ils sont entre les mains du S. Labarre qui seul jusqu’à ce jour l’a exploité…” Delamotte

12 fruct au soir: Fariau demande un jugement en référé pour le jour suivant par le président du tribunal civil du département de la Seine. Laisse subsister les scellés pour le moment. Signé Huet Douillon Milly Delamotte Fariau.
Fariau requiert un jugement en référé

Vendredi 13 fructidor
Fariau et Huet se présentent au palais de justice, pour audience en référé de la première section du tribunal civil, accompagné de Delamotte et de la veuve Milly et de Comminges et de Malafait d’autre part. Question de savoir si Malafait peut assister aux opérations de levée des scellés. Sentence de Thomas Berthereau, président juge du tribunal "il sera procédé et passé outre aux opérations de levée des scellés et inventaires dont il s’agit hors la présence du Sr Malafait et la vacation pour la continuation
des opérations a été indiqué à ce jour de relevée. Ce qui sera exécuté nonobstant toute opposition et appel et sans préjudice." Berthereau

Même jour devant Fariau, 4 heures de relevée (= après midi); se rendent rue Ste Avoye et la Vve Milly et Comminges requièrent la levée de scellés permettant la continuation de l’inventaire. A Douillon Comminges

Procédé à l’inventaire de la chambre à coucher à l’étage ... Ensuite, l'inventaire reprit jusqu'au lendemain 14. La veuve semblait épuisée puisqu'à cette date elle signe l'inventaire "Douilly". De fait l'inventaire des papiers, prévu le 16 ne débuta que 15 jours plus tard, le 1er complementaire. La déclaration de succession, mentionnant une créance Labarre de 5.000 Frs ne sera faite qu'en mars 1805.

22 mai 1815 sommation respectueuse de Pierre François Labarre à son père
minutes du notaire Antoine Bernard de la Fortelle, Melun. AD77 217 E 261 n°173

L'an mil huit cent quinze, le lundi vingt deux mai, heure du midi
à la requête du sieur Pierre François Labarre, demeurant à (Fontainebleau, rayé) autrefois au bois Louis actuellement au Châtelet
né à St Pierre, Ile de la Martinique le quatorze juin mil sept cent soixante dix huit.
Maître Antoine Henry Jules Bernard, notaire à Melun soussigné
et François Alexandre Couillard vigneron
et Pierre François Duvau vigneron
témoins requis en conformité de l'article 154 du Code Civil
se sont transportés au Bois Louis Canton du Châtelet de l'arrondissement de Melun dont il est à la distance de trois kilomètres (deux lieues) demeure du sieur Etienne Labarre père auquel lieu (le sieur Labarre, rayé) étant arrivés et n'ayant point trouvé ledit sieur Labarre père M° Bernard et les témoins soussignés lui ont notifié par ces présentes en parlant à Marie Madelaine Eleonore Boutonnet, fille majeure
que le requérant demande respectueusement le Conseil de M. son père sur le mariage qu'il se propose de contracter avec Anne Louise (Pelle Pele, rayé) Peltier fille majeure de feu Jacques Peltier vigneron et de Marie Anne Saulnier décédée, son épouse.
qu'il se propose également de demander aussi le Conseil de Elisabeth Lefèvre sa mère, épouse séparée de corps et de biens du sieur Etienne Labarre retirée à Melun.
Dont acte
Fait et passé au Bois Louis dans la cuisine étant au rez de chaussée éclairée par une croisée donnant sur les bois et dans laquelle cuisine on entre par une porte au près de l'escalier.
Les jour mois heure sus dits.
Le comparant après lecture faite tant à lui qu'à la fille Boutonnet a signé avec les témoins et (les notaires, rayé) le notaire qui ont laissé à ladite fille Boutonnet copie des présentes pour servir de notification à M. Labarre père.
La fille Boutonnet a refusé de signer de ce interpellée par M° Bernard en présence des témoins.
signé Labarre fils avec paraphe, Bernard, avec paraphe, Couilliard, Duvau

8 juillet 1815 Etat civil le Châtelet en Brie AD77 5 Mi 1914 p 22 à 24

Mariage de Pierre François Labarre, garçon majeur né en la paroisse de Notre Dame de Bon Port du Mouillage de Saint Pierre isle de la Martinique le 14 juin 1778, suivant qu'il appert d'une déclaration faite au directoire du ci-devant district de Melun, du 24 septembre 1793, demeurant au Châtelet, lequel est dans l'impossibilité de représenter son acte de naissance, fils de M. Etienne Labarre, propriétaire au Bois Louis, commune du Châtelet et de Marie Elisabeth Lefèvre... ledit Pierre François Labarre n'ayant pu avoir le consentement de son dit père pour le mariage ... mais lui ayant fait faire une sommation respectueuse par acte passé devant maître Bernard notaire à Melun (Antoine Bernard de la Fortelle, notaire d'août 1811 à novembre 1832) le 22 may dernier enregistré à Melun le 23 dudit mois et ayant obtenu le consentement de sa mère par acte devant le même notaire le 14 juin aussy dernier, enregistré le 15 dudit mois.. signe Labarre fils avec paraphe
et demoiselle Anne Louise Pelletier (ou Anne Marie Louise) née aussi au Châtelet le 12 septembre 1773, fille de défunt Jacques Pelletier († 8 brumaire an VII) et de Marie Anne Saulnier (†13 pluviôse an VI)... ne signe pas.
Et aussitôt lesdits époux ont déclaré qu'il est né d'eux quatre enfants avant leur union; inscrits sur le registre d'état civil de cette commune, le premier en date du 27 brumaire an XI sous le nom de Jean François, le second en date du 21 juillet 1806 sous le nom de Madeleine Elisabeth Eufrasie, le troisième en date du 23 décembre 1808 sous le nom d'Antoine Télémaque et le quatrième en date du 14 mars dernier sous le nom de Louise Elisabeth Iphigénie.... lesquels quatre enfants ils reconnaissent pour leurs fils et filles ...

Un cinquième enfant était né hors mariage, Louise Iphigénie, née le 22 mars 1813 et décédée le 10 juin 1814 au Châtelet 5 Mi 1913 p 316 .
En 1813, le fils Labarre habitait au Châtelet "Grande rüe près de la place du puits de l'Echelle" , il est noté "cultivateur". En 1819, à la naissance de son fils Adolphe, Pierre François est marchand épicier. En 1836, Pierre François est décédé. Sa veuve de 62 ans est marchande épicière, elle vit avec Iphigénie de 21 ans et Adolphe, 16 ans, garçon confiseur, qui mourra à Montereau en 1856, marchand épicier confiseur. En 1828, on retrouve Jean François, lui aussi confiseur à Melun.

http://gw.geneanet.org/ablondet?lang=fr;p=pierre+francois;n=labarre
Né le 14 juin 1778 (dimanche) - Le Mouillage - Saint Pierre, , Martinique, Martinique, France
Baptisé le 11 janvier 1783 (samedi) - Le Mouillage - Saint Pierre, , Martinique, Martinique, France
Décédé le 24 février 1836 (mercredi) - Melun, 77288, Seine et Marne, à l’âge de 57 ans Confiseur
http://gw.geneanet.org/noty?lang=fr;p=pierre+francois;n=labarre

Anne Louise Pelletier née le 12 septembre 1773 au Châtelet en Brie 5 Mi 1909 p 101; fille de Jacques Pelletier, vigneron et de Marie Anne Saulnier.
Ne pas confondre avec sa cousine Marie Anne, fille de Pierre Pelletier, 24 mars 1773/ 1844, épouse de Bon François Vigoureux, puis Jean Etienne Moreau 1811, puis Nicolas Lacault 1814; réside au Châtelet au bord de la grand route Paris Lyon.
En 1836, Anne Louise Pelletier, veuve de 62 ans, vit avec ses enfants Iphigénie 21 ans et Adolphe 16 ans, gar'çon épicier.

Jean Francois LABARRE 1802-1869 Marié le 11 juin 1827 , Rozay en Brie, avec Marie Cresance Melanie CHARTIER 1804
Madeleine Elisabeth Eufrasie LABARRE 1806-Mariée avec LOUIS SIMON CORNILLOT 1800-
Antoine Telemaque LABARRE 1808 Marié avec Elisabeth Nathalie BRODIER
Louise Iphigenie LABARRE Née le 22 mars 1813 - Le Chatelet en Brie Décédée le 10 juin 1814 - Le Chatelet en Brie, à l’âge de 14 mois 5 Mi 1913 p 316
Louise Elisabeth Iphigenie LABARRE 1815
Pierre Etienne Adolphe LABARRE né au Châtelet le 17 septembre 1819, 5 mi 1914 p 174; mort le 17 septembre 1856 à Montereau, confiseur 5 Mi 7685 p 399.
Le second prénom d'Adolphe, Etienne, aurait pu être un hommage à son père (il aurait pu en être le témoin en mairie ou le parrain à l'église.
Les témoins à la naissance d'Adolphe sont les mêmes que ceux de l'acte précédent et ne sont donc pas représentatifs.
Courrier aux Archives diocésaines de Meaux pour savoir si Etienne aurait pu être le parrain d'Adolphe: "Après recherche dans les fonds diocésains, je suis au regret de vous informer que je n’ai pas pu retrouver l’acte de baptême de Pierre Etienne Adolphe LABARRE, né en 1819. Les registres paroissiaux du Châtelet en Brie manquent de 1809 à 1822.

1° mai 1817 Notice historique sur le Châtelet en Brie
Vente de Bois Louis.
"Et le 1er mai 1817, M. Étienne Labarre vend le domaine à M. Louis-Narcisse Royer, négociant." A vérifier car la matrice cadastrale du Châtelet indique Royer comme propriétaire du Bois Louis en 1812.

17 septembre 1819 Etat civil le Châtelet en Brie 5 mi 1914 p 174
Naissance de Pierre Etienne Adolphe Labarre, petit fils d'Etienne. Voir plus haut.

14 juillet 1820 Archives de la mairie du Châtelet en Brie. Registre des passeports 1818 à 1843
Pierre François Labarre, marchand épicier demeurant au Châtelet, demande un Passeport pour l'Intérieur afin de se rendre à Nantes, Loire Inférieure.

Décès
L'acte de décès n'a pas été retrouvé, entre 1817, dernier acte connu et 1822 où sa mort est mentionnée.
Les registres de Paris ayant brûlé dans l'incendie de l'Hôtel de Ville, une recherche dans le fichier alphabétique de l’état civil reconstitué de Paris, montre un Labarre décédé le 28 septembre 1821 dans le 10° arrondissement (Invalides, Faubourg-Saint-Germain, Saint-Thomas-d'Aquin, Monnaie) ce qui ne correspond pas au lieu de résidence parisien d'Etienne Labarre; le domicile connu était rue Berry, près du Temple; mais un déménagement entre 1788 et 1821 est bien sûr possible.

4 novembre 1822 Etat civil Melun AD77 5MI6026 p 178
Mariage de Jean Baptiste Cécile Werger, chevalier de l'ordre royal de la Légion d'Honneur, capitaine en retraite, 42 ans, né à Villiers sous Grès, arrdt de Fontainebleau, demeurant à Melun, fils majeur et légitime de feu Jean Germain Werger et Marie Catherine Guion, 68 ans, Villiers, représentée par le docteur Charles Joseph Laburthe, 34 ans, Melun.
et Catherine Rachel Labarre, 39 ans, née a la Martinique, Melun, fille majeure et légitime de feu Etienne Labarre et Marie Elisabeth Lefèvre, 76 ans, Melun,"légitimée par le mariage subséquent de ses dits père et mère". Les deux mères consentantes.
Témoins: Docteur Laburthe; Jacques Werger, 28 ans, frère, propriétaire, adjoint de la commune de Villiers; Pierre François Rouyer, 47 ans, capitaine en retraite, chevalier de l'ordre royal et militaire de St Louis et de l'ordre royal de la légion d'honneur; Pierre Adrien Le Roux, 38 ans, marchand chapelier; Louis Alexandre Jozon, 25 ans, principal clerc de notaire; tous trois amis des époux. Tous signent.

10 décembre 1828 Etat civil de Melun AD77 5 Mi 6029 p 171
Décès de l'épouse (?) d'Etienne Labarre:
Marie Elisabeth Lefèvre, rentière, 81 ans, née à St Pierre de la Martinique (1747?), veuve d'Etienne Labarre, demeurant rue de l'Hôtel de Ville, Melun.
Déclaration par Jean Baptiste Cécile Werger, 48 ans, capitaine en retraite, chevalier de l'ordre royal de la Légion d'Honneur, gendre, résidant à Fontainebleau
Jean François Labarre, petit fils, 26 ans, confiseur à Melun
officier d'état civil: Adrien Joseph Hypolite Delacourtie, adjoint au maire, spécialement délégué à cet effet (gendre, voir plus bas)

Un doute peut subsister sur l'âge d'Elisabeth. Sur le rôle d'embarquement de 1783, elle déclarait 27 ou 28 ans, soit naissance vers 1755. Son lieu de naissance n'est d'ailleurs pas Saint Pierre, mais la ville de la Trinité, à la Martinique (voir les baptêmes en 1783)

Jean Baptiste Cécile Werger, né le 27 juillet 1780 à Villiers sous Grez, carrière de soldat 1803, jusqu'à capitaine, 1813; légion d'honneur le 14 juin 1813, nombreuses blessures: "blessé d'une balle au grand pectoral 1806, d'une balle au bras gauche et de trois coups de sabre dont deux à la tête et l'autre sur la main... une balle à la partie supérieure de la cuisse droite qui en fracture incomplètement le fémur... idem d'une balle au col... idem d'un boulet à la partie latérale supérieure de la cuisse gauche... idem d'une balle à l'aine gauche en 1815..." dossier Légion d'Honneur L2754013

24 février 1836 Etat civil Melun AD77 5 Mi 6033 p 28
Décès de Pierre François Labarre, 59 ans, né au Fort Royal île de la Martinique, demeurant au Châtelet... Décédé à Melun chez son fils Jean François, marchand confiseur, rue de l'hôtel de Ville, témoin le lendemain, avec Cécile Werger, beau frère du défunt, résidant à Fontainebleau.

18 octobre 1838 Etat civil Melun AD77 5 Mi 6034 p 130
Décès à Melun de Madeleine Thérèse Labarre, née à Saint Pierre, Martinique âgée de 58 ans; épouse de Adrien Joseph Hippolyte Delacourtie (27/9/1773, Paris; 1/9/1846, Melun vue 89) chevalier de la Légion d'Honneur, maire de Melun du 15 août 1835 au 27 août 1837; résidait à Melun, rue du Prebytère.

A noter qu'Adrien Delacourtie ne figure pas dans la base Léonore recensant les titulaires de la Légion d'Honneur: (Chevalier en 1875, Louis Charles Albert Delacourtie né en 1818, dossier LH/695/5)

1858 Archives de la mairie du Châtelet en Brie, matrice cadastrale f° 277
Alphonse Labarre, confiseur, ayant habité Beauvais puis Montereau vend ses possessions au Châtelet, principalement de petites parcelles de vigne d'un revenu total de 19,02 francs.

1870 / 1871 Archives de la mairie du Châtelet en Brie, matrice cadastrale f° 278
Jean François Labarre, fils de Pierre François Labarre, confiseur, ayant habité Melun vend ses possessions au Châtelet, dont des parcelles rachetées en 1858 à Alphonse et d'autres acquises de 1858 à 1861: vignes, terres, prés, bois pour environ 25 F de revenu.

 

doc: sommation respectueuse

Bois Louis
Etienne Labarre résidait au château du Bois-Louis (photos dans voituriers/marchands de bois)

Cadastre le Châtelet 1812 : 4P 36/376, section D
Cadastre le Châtelet 1845 : 4P 37/265, section H4

Description pour la vente en 2013 :
Propriété de 7 ha avec château et dépendances au milieu du Bois Louis. Environ 1000 m² de surface habitable avec 15 chambres, une douzaine de salles de bain, plusieurs salles de réception et un magnifique parc.

Historique Topic Topos
Le fief du Bois-Louis dépend à l'origine de l'abbaye Saint-Louis de Poissy. Avant 1775, date de la construction de la route nationale, il est situé en bordure du chemin de Melun au Châtelet (voir Cassini). La maison de maître, les dépendances et les bâtiments d'exploitation sont entourés de fossés. Prévus initialement pour défendre le fief, ceux-ci servent pendant un temps à la pisciculture. Cette propriété, qui est passée entre de nombreuses mains, a notamment appartenu à Jean Coquille, conseiller et maître d'hôtel ordinaire du roi, à messire Hilaire Rouillé, conseiller d'État ordinaire, au chevalier Armand Rouillé, conseiller du roi à la cour de Parlement, et à un chanoine.

Dans "Notice historique sur le Châtelet en Brie"
rédigée de 1930 à 1953 par le curé Paul Alfred Péricart
Le Bois Louis Château, maison de garde et exploitation rurale

Le fief du Bois Louis et ses dépendances relevaient en plein fief, foi et hommage, des religieuses de l'abbaye royale de Poissy, à cause de leurs terre et seigneurie du Châtelet.
Ce domaine était situé sur l'ancien chemin de Melun au Châtelet, délaissé depuis la construction, en 1775, de la route nationale. Il consistait en une maison de maître, bâtiments d'exploitation et dépendances, le tout entouré de fossés servant, jadis, de moyens de défense contre les surprises d'un coup de main.
La maison d'habitation comprenait :
- au rez-de-chaussée, cuisine, salle à manger, salon et quatre pièces, dont deux à feu ;
- au premier étage, cinq pièces, dont quatre avec cheminée, trois grands cabinets et un grand corridor ;
- au comble, deux greniers ;
- une grande cour pavée, entourée de bâtiments servant d'écuries, laiteries, deux colombiers en forme de grosses tours et abritant de cinq à six cents pigeons, deux granges, deux bergeries, une vacherie, etc., le tout clos de murs de douze pieds de hauteur, portes charretières-cochères ; fossés empoissonnés autour des murs qu'ils défendaient et protégeaient, jardin potager, prés et pâture, le tout tenant des deux côtés aux terres du fief et aboutissant, jusqu'en 1775, sur la grande route de Paris à Lyon, la route ayant été, alors, éloignée d'environ 600 mètres.

Messire Jacques de Maizières donna le fief du Bois Louis à sa fille unique, Marie de Maizières, qui épousa, vers 1661, Jean Coquille, seigneur des Vives-Eaux et Fortoiseau, près de Dammarie-les-Lys, conseiller maître d'hôtel ordinaire du roi.
À la mort de cette dernière, ce fief passe à sa fille unique, dame Denise Coquille, épouse de messire Hilaire Rouillé, chevalier seigneur du Coudray, conseiller d'État ordinaire.
À la mort de ce dernier, le fief du Bois Louis fut mis en vente par ses quatre enfants qui en étaient devenus héritiers, savoir :
- Armand Rouillé, chevalier, conseiller du Roi en sa cour du Parlement ;
- messire Denis-Léon Rouillé, chanoine de l'Église de Paris ;
- messire Pierre Rouillé, chevalier seigneur, à qui le Bois Louis est adjugé et qui prend le titre de seigneur de Bois Louis ;
- dame Eugénie Rouillé du Coudray, religieuse, à qui une rente viagère de 50 livres doit être servie par son frère Pierre Rouillé, avec hypothèques prises sur ce fief, pour en assurer le paiement (1713).
En 1742, messire Pierre Rouillé vend son fief à darne Gabrielle Bouilleret, veuve du sieur François-Elie Tirmoy.
Le 31 décembre 1761, le fief est cédé par demoiselle Catherine-Elisabeth Tirmoy au sieur Antoine Labarre, dit Maurice, marchand bourgeois de Paris. Le 20 août 1767, le Bois Louis est de nouveau vendu, par Antoine Labarre, à haut et puissant seigneur messire François-Ferdinand, comte de Launoir de Wannes, colonel au corps des Grenadiers de France, habitant Paris, hôtel de Vallois, et au château de Surville à Montereau.
En 1786, ce dernier le revend à messire Étienne Labarre, bourgeois de Paris, fils d'Antoine. Et le 1er mai 1817, M. Étienne Labarre vend le domaine à M. Louis-Narcisse Royer, négociant. Depuis 1817, le Bois Louis est resté dans la famille Royer, passant successivement en la possession de M. Frédéric Royer, de M. Théodore Royer et de M. Georges Royer, pour appartenir en 1930, à la veuve de ce dernier et ses enfants.
En 1636, la dîme, qui appartenait au prieuré Saint-Sauveur de Melun, était louée 12 livres.
Dans le voisinage du Bois Louis se trouvait jadis le moulin à vent de Bistouri qui a disparu depuis longtemps.

Michelin  "Essais historiques, statistiques sur le département de Seine et Marne" 1829 
fermes du Châtelet en Brie :
"La Ferlandière, ferme appartenant à M. Royer, propriétaire à Paris, ainsi que le domaine du Bois Louis, situé à une demi-lieue au nord-ouest du Châtelet : l'habitation principale est entourée de fossés remplis d'eau ; un parc d'environ 50 arpens en dépend.

Loiselier / Loisellier
Philippe °1737 et Philippe le jeune ° 1752

19 février 1797 / 30 pluviôse an V
État Civil AD77 Châtillon la Borde 5 Mi 5500 f ° 111
Naissance d’Anne Charlotte Colinet, Nicolas Joseph est voiturier et réside au hameau de la Borde, ne signe pas.
Témoins: Philippe Loiselier (Loisellier) l’aîné, marchand de bois à la Borde, 60 ans
Anne Charlotte Martin, veuve de Jean Prieur le jeune, 48 ans, marchande de vin, cabaretière, la Borde
Anne Charlotte décède le 19 juin 1800 (30 prairial an VIII) 5 Mi 5501 p 19

19 décembre 1788 / 29 frimaire an VII
Décès de Jean Prieux (l'aîné?), 78 ans, à la Borde
Témoins: Louis Prieux, garde vente, 49 ans, fils demeurant Nangis; Philippe Loisellier le jeune, 36 ans, marchand de vin, cabaretier, la Borde, petit fils par alliance à cause de Louise Prieux, sa petite fille.

20 juin 1802/ 1° Messidor an X
minutes du notaire Baticle AD 77 273 E 28 f ° 80
Bail pour 6 ans d'une maison à Châtillon la Borde
Par Philippe Loisellier propriétaire, demeurant à la Borde le Vicomte, commune de Chastillon à Nicolas Joseph Colinet voiturier, la Borde & Pauline Adélaïde Lemoust De la Fosse, sa femme.
"un chauffoir où il y a four, une chambre, étable à côté, grenier régnant sur le tout, jardin derrière la maison..." etc

Meneau
Paul Simon Charles

AD77 1197 F 8

Dans le journal de Paul Simon Charles Meneau, maître en chirurgie de la ville de Montargis, on trouve ses comptes médicaux, et, d'une autre écriture, des comptes de marchand de bois faisant travailler des Thiérachiens luxembourgeois en forêt de Montargis. Voir Blesson.

Paul Simon Charles Meneau, dont des pages du carnet renferment les comptes de sommes payées aux Thiérachiens depuis 1765 jusqu'en 1768 est décédé avant 1767, sa veuve Marie Anne Blesson épousant le 4 août 1767 Augustin Picard, marchand épicier, en l'église Sainte Madeleine de Montargis.

 

Mérat de la Geneste / Mesrat
Edme Germain 1779/1833 54 ans
Marchand de bois à Montereau

5 frimaire an V AD77 L 396 n°95
Procès verbal du 2 frimaire an 5 dressé par Nicolas Guillaume Miloche garde forestier des bois de Saint Germain demeurant au Grand Buisson commune de Laval, canton de Montereau département de Seine et Marne
Certifie que faisant l'exercice ordinaire de mes fonctions, parvenu en la vente qui a été coupée extraordinairement en 1793, adjugée au citoyen Mesrat marchant de bois demeurant à Montereaut jé trouvé en ladit vente qu'il y avait deux cent cinquante pied de chain que les ouvriers dudit Mesrat ont abattu de différentes grosseur et longueur.
Comme ayant ... au martelage qui en a esté faite par l'administration forestière de FontaineBleaut avant l'adjudication qui en a esté fait au district de Nemours en ladit année 1793 l'agent forestier ayant fait conaistre qu'il étais dû audit Mesrat la quantité de cent cinquante chaine quil falais lui rendre ceux qui ont manqué.
M'étant apparu qu'il y avait un grand nombre de chaine de coupé je se suis mis à les compté a plusieurs fois je trouve qu'il lui en avait deux cent cinquante ... sur quois j'estée trouvé ledit Mesrat che luis pour luis dire qu'il avais fait abattre plus de chaine quil lui en falait, il m'a fait réponse qu'il savais rien ...

Compléments généalogiques

Edme Germain Mérat de la Geneste
né le 24 août 1779 à Auxerre
mort le 28 décembre 1833 à Montereau
fils de Edme René Laurent Victor Mérat marchand de "bois de four et de chauffe"et magistrat consulaire, lui même fils d'un pharmacien d'Auxerre : Laurent Germain Mérat de Vaumartoise1712/1790
page web à son nom : http://celebrations-de-bourgogne.org/1712-naissance-de-laurent-germain-me%CC%81rat-pharmacien-et-botaniste/
né en 1748 à Auxerre, mort en 1814 à Paris 3°
marié le 24 novembre 1778 à Clamecy (Clamecy : principal port au bois provenant du Morvan)
avec Anne Gavard, née à Clamecy en 1757 / 1840
d'où François Victor

épouse Agapite Jacqueline Jeanne Royneau de la Geneste Auxerre 1778/ Nemours 1843 d'où sept enfants

marchand de bois, manufacturier et marchand de pipes (faïencerie de Montereau?), capitaine des sapeurs pompiers de Montereau, conseiller municipal de Montereau

Son frère François Victor Mérat de Vaumartoise 1780/1851 médecin et botaniste sera membre de l'académie de médecine

article Wikipédia à son nom 
http://fr.wikipedia.org/wiki/Fran%C3%A7ois_Victor_M%C3%A9rat_de_Vaumartoise
François-Victor Mérat de Vaumartoise, né le 15 juillet 1780 à Paris où il est mort le 13 mars 1851, est un médecin et botaniste français.
Issu d'une ancienne famille de robe auxerroise, François-Victor Mérat de Vaumartoise passe une grande partie de son enfance auprès de son grand-père, Laurent-Germain Mérat (1712-1790), pharmacien à Auxerre et botaniste réputé, alors que son père, négociant en "bois de four et de chauffe", travaille entre Paris et les forêts du Morvan.
nécrologie: http://www.youscribe.com/catalogue/livres/litterature/notice-necrologique-sur-f-v-merat-par-m-bouchardat-2224242

Vaumartois : voir Saint Bond : "ledit prieur de Saint-Bond dîmera seul sur les terres et héritages
qui sont au-dessus des Vaumartois" Arch. Yonne, G 533
Chercher terre de la Geneste dans la région d'Auxerre

Puissance financière : préciser le Comptoir / Mérat père ?
"Une impression analogue de richesse foncière est donnée par tout un groupe de marchands qui restent, par leur profession même, plus ou moins liés d’ailleurs à la propriété rurale. Ainsi des marchands de fer : peu nombreux - quatre - ils sont fort riches, tel Louis Victor Moreau (de la maison Moreau, Thomas et Desnceux) dont l’hypothèque est fournie par deux domaines sur la Loire nivernaise, d’un revenu total de 22 000 F ; des marchands de bois - dix-huit -, dont le plus puissant, Lafaulotte, est propriétaire du domaine de Vermenoux, près de Château-Chinon, acheté dès 1783 à Girardot de Chandauphin ; des marchands de vins - neuf -, tel ce Guesnier, propriétaire aux environs de Soissons d’une ferme nationale louée 7 000 F....

... Les relations entre le Comptoir et la Banque ne furent pas toujours faciles. Deux documents isolés permettent d’en juger. Le premier, en date du 28 messidor an XIII, laisse à penser que la Banque exigeait des assurances très précises au sujet des papiers qui lui étaient présentés. Ce jour-là, le Comptoir lui remet un bordereau concernant sept de ses actionnaires. Trois d’entre eux ne font l’objet d’aucun commentaire : il s’agit d’Amelin, un négociant de la rue Saint-Honoré ; de Lambert (non identifié) ; et de Poullain, un entrepreneur de menuiserie du Marais ; sans doute est-ce parce que le Comptoir ne leur consent habituellement que des crédits assez limités, montant respectivement à 16 000, 20 000 et 50 000 F. Mais sur les quatre autres, dont le crédit maximum au Comptoir est beaucoup plus important, on multiplie les précisions les plus rassurantes. Tous quatre sont d’ailleurs de gros marchands de bois. Il s’agit de Sanegon (70 000 F de crédit), propriétaire de bois à Saint-Martin-d’Ablois (Marne), « une des plus belles terres de France » ; de Delaloge (157 000 F de crédit), qui n’a que des effets de marchands de bois ; de Mérat de Vaumartoise - le premier actionnaire du Comptoir - (220 000 F de crédit), qui est dans le même cas et a notamment des créances sur Lafaulotte, lui-même gros actionnaire de la Banque et ami de Perregaux ; de Gemeau-Meffre, quatrième actionnaire du Comptoir (304 000 F de crédit) qui, « même dans les circonstances les plus difficiles où s’est trouvé le commerce des bois, n’a jamais été gêné », et recueille pour ses traites des acceptations de Rougemont, de Schérer et Finguerlin, etc., c’est-à-dire des meilleures maisons de banque."

Banquiers, négociants et manufacturiers parisiens du Directoire à l’Empire Louis Bergeron
Chapitre IV. Les banques publiques à Paris sous le Directoire
http://books.openedition.org/editionsehess/217?lang=en

Paget
Jean Baptiste Désiré

Marchand de charbon de l'Yonne, emprunte une forte somme à la Chapelle Gauthier, hypothèque ses biens à Chailley

20 juillet 1817 Minutes du notaire Tartarin 273 E 40 n° 255

... fut présent sieur Jean Baptiste Désiré Paget marchand de charbon demeurant à Chailley, département de Lyonne, canton de Brienon, patente pour l'an dernier sous le n° 26, tant en son nom personnel qu'en nom et comme mandataire spécial à l'effet des présentes de Dame Françoise Méaume son épouse (note marginale: de lui autorisée) demeurant avec lui audit Chailley ...
Lequel a par ces présentes reconnu devoir bien et légitimement à Monsieur Victor Artur Comte Devillarmois propriétaire demeurant ordinairement à Rennes rue de la Trinité et en ce moment à la Chapelle Gauthier département de Seine et Marne à ce présent et acceptant
la somme de six mille francs pour (note marginale: prêt et ) avances que ledit Paget reconnaît lui avoir été faites par M. Delavillarmois pour faciliter son commerce de marchand de charbon... laquelle somme ... s'oblige de rendre et payer à mondit sieur Delavillarmois en sa demeure au château de la Chapelle Gauthier...
Pour sûreté de laquelle somme ledit sieur Paget affecte obligé et hypothèque spécialement les biens immeubles ci après désignés qu'il déclare et affirme lui appartenir exclusivement en qualité d'héritier de défunt Nicolas Paget en son vivant marchand de charbon et de Louise Françoise Brunat sa femme ses père et mère décédés audit Chailley savoir

 

1° cinquante huit ares deux centiares (cent trente sept perches et demie) de terre sis lieu dit le Rué territoire de Venizy
2° 26 ares 37 ca lieu dit Taport ou Trou noir à Chailley
3° 21 ares 10 ca lieu dit chemin de Brienon à Chailley
4° 15 ares 22 ca lieu dit les Charbonnières à Chailley
5° 10 ares 55 ca lieu dit chemin de Venizy à Chailley
6° 21 ares 10 ca lieu dit les Charbonnières à Chailley
7° 21 ares 10 ca lieu dit le Grand Passage à Chailley (manque photo d'une page après l'acte du notaire de Brienon) + au moins 20 item dont maison...

Témoins: François Devin et Louis Roubault, vignerons, la Chapelle Gauthier
Tous signent, idem Françoise Méaume

Préau
Pierre Nicolas
Marchand de bois et maire de Montereau

1° juin 1792 AD77 L 396 forêts n° 36 délits et brigandage dans la forêt st germain
Extrait des minutes du secrétariat de la muncipalité de Montereau Fault Yonne

Ce jourd'hui, vendredi premier juin mil sept cet quatre vingt douze sept heures du matin, nous, Pierre Nicolas Préau Maire de Montereau Fault Yonne y demeurant, ayant été instruit que par une suite des délits et brigandages qui se commettent journellement depuis plusieurs années dans les forest et bois voisins, et notamment dans ceux de Vallence et de Boulains, il arrive fréquemment à Montereau des voitures chargées du bois provenant de ces vols et pillages; que notamment il est arrivé hier matin deux voitures et de deux pareilles voitures viennent encore à l'instant de passer, qu'ayant fait examiner le lieu où ces deux dernières voitures se déchargent, il a appris que c'étoit chez le sieur Bertin, aubergiste rue de la Poterie à l'auberge Saint Nicolas.
Examen par nous fait de la qualité et grain dudit bois, nous avons par nos connaissances particulières, et presque certaines reconnu que ledit bois provient des bois de la forest de Saint Germain appartenant à la Nation comme dépendant de la ci-devant abbaye de Saint Germain des Prés.

19 mai 1803 / 29 floréal an XI
inventaire après décès de Thomas Joseph Nival AD 77 261 E 61 minutes du notaire Hardouin f ° 430
Dettes actives
.. par le citoyen Préau marchand de bois ... quarante huit francs pour charriage de bois
Dettes passives
Plus au citoyen Préau demeurant à Montereau pour graisse dix neuf francs soixante dix centimes

Compléments généalogiques

Né le 19 août 1748 à Montereau / en vie en 1809
Marchand de bois, négociant

Fils de Thomas Edme Préau, marchand de bois
né en 1720 à Montereau, mort le 21 février 1771
et de Jeanne Françoise Laforge, d'où quatre enfants :
Thomas Pierre 1744, marchand de bois, propriétaire, aubergiste
Etienne Guillaume Mathurin 1746 avocat au Parlement
Pierre Nicolas 1748 marchand de bois
Pierre Joseph 1750/1793 marchand

Pierre Nicolas Préau épouse le 31 janvier 1769 à Montereau Françoise Denise Eliphe Thuin (° Féricy le 19 août 1748) , dont le père, Pierre Thuin, né à Féricy, était laboureur à la Grande ferme de l'étang de Vernouillet (proche Pontoise) , bourgeois et ancien échevin de Montereau. Parmi les témoins : Simon Joseph Champagne, marchand de bois.
à noter : Momignies est dans la province du Hainaut, district de Thuin (voir 26 novembre 1840, Etat civil , St Ouen en Brie 5 Mi 5526 p 120)

à noter que le répertoire dactylographié p 144 indique le mariage de Pierre Nicolas Préau et de Eléonore Julienne Préau le 27 novembre 1770. Peut être confusion avec Nicolas Préau, né le 13 mai 1749 (Répertoire Notre Dame et St Loup p 74)

Enfants
Pierre Thomas né le 4 mars 1770/ 1809 marchand de bois, receveur des contributions
Rose Françoise 26 août 1772 qui épousera Luc Billot, épicier
Pierre Gaston né et mort en 1786

Second mariage le 3 juin 1793 à Montereau St Nicolas, avec Marie Geneviève Carré née le 21 juin 1747 (vue 195/6), marchande épicière, fille de Césaire Carré, épicier et de Marie Paule Champagne (nom de marchands de bois à Montereau)

Domicile en 1804 : Cannes Ecluse Geneanet hamon2

Pierre Nicolas Préau a été maire de Montereau en 1791/92 , à la suite de Jean Rataud, élu député le 1° septembre 1791, suivi de Joseph Louis Dabourlin dit Varipon en 1792 Wikipedia Montereau

voir le 27 novembre 1770 à Montereau mariage Préau/ Eléonore Julienne Joineau
(Geneanet rcarteron??)

Renvoyé
Jean François

Marchand de charbon de bois, résidant à Chailley, Yonne, ayant fait un marché à la Chapelle Gauthier. A noter que des moissonneurs migrants, des marchands forains et des charbonniers dans cette région de Brie sont originaires de Chailley et des villages environnants.

10 avril 1817 minutes du notaire Tartarin 273 E 40 n° 135

... fut présent sieur Jean François Renvoyé, marchand de charbon, demeurant à Chailley, arrondissement de Joigny, département d' l'Yonne, duement patenté ainsi que le déclare
Lequel a par ces présentes constitué comme son mandataire spécial le sieur Louis Charles Devin, aubergiste, demeurant à la Chapelle Gauthier (note marginale: à ce présent et acceptant)
auquel il donne pouvoir de, pour lui et en son nom, acheter de Monsieur André Etienne Antoine Chabenat de Bonneuil, propriétaire à Paris rue de Hanovre numéro cinq, tout le bois à charbon provenant de la vente actuellement en exploitation, lui appartenant comme usufruitier légal des biens de son fils, située au lieu dit les plans dans les bois des bordes chalonges, sur la gauche de la route de Nangis à Melun, commune de Bombon, formant l'ordinaire mil huit cent seize à la suite de l'ordinaire mil huit cent quinze. Lequel bois sera cordé au cordage ordinaire et habituel en fait de bois à charbon & produira la quantité de deux cent cinquante cordes.
Faire cet achat moyennant trois mille cinq cents francs à raison de quatorze francs la corde. Obliger le commettant de payer le prix ci dessus au domicile de la dame veuve Bazin, marchande de bois à Vaugirard près Paris... (quatre billets à ordre) ... consentir que la cuisson ne commence qu'après l'acceptation des billets...


 

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mise à jour: 9 décembre 2016
Pierre François Labarre (décès)

Antoine Blesson
François Gatien Champagne
Nicolas Denys Colinet
à Fontainebleau
Antoine Labarre
Etienne Labarre
Philippe Loiselier
Paul Simon Charles Meneau
Edmé Mérat de la Geneste
Jean Baptiste Désiré Paget
Pierre Nicolas Préau
Jean François Renvoyé